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ÉVAPORATION DES VÉGÉTAUX

prendra le système, car le bras de levier au bout duquel il agira, croîtra quand le vase d’eau descendra, et diminuera dans le mouvement inverse. C’est de cette façon que l’appareil se met conti-

Fig. 126. Evaporomètre de Ragona, d'après la Nature.

nuellement en équilibre en prenant des positions nouvelles, le vase descendant à mesure que diminue la quantité d’eau qu’il renferme.

En somme, les appareils inscripteurs des variations de poids

peuvent se rattacher à deux systèmes : les uns sont basés sur l’emploi d’aréomètres combinés ou non avec celui de la balance; ce sont les instruments de Rédier et de Salleron ; les autres sont fondés sur l’emploi de contre-poids à moment variable, comme l’appareil de Ragona.

L’expérience n’a pas encore prononcé sur la valeur comparée de ces deux systèmes.

Inscription des phases de l’évaporation par les feuilles

d’une plante.

Une remarquable expérience de physiologie végétale est celle de P.-P. Dehérain, qui, soumettant à la radiation solaire une feuille renfermée dans un tube de verre, montre que, sous l’action de la lumière, la feuille émet de plus grandes quantités de vapeur d’eau qu’on voit se condenser contre les parois du verre.

Pour suivre avec plus de précision cet intéressant phénomène, il faudrait, à chaque instant, constater la quantité d’eau exhalée. On pourrait alors déterminer quelles influences exercent les différentes sources lumineuses et saisir le rapport qui peut exister entre l’intensité de la lumière mesurée au photomètre et celle de l’évaporation du végétal.

Afin de rendre plus sensible la quantité d’eau évaporée, il faudrait agir sur une plante tout entière, et non sur une seule feuille. Cette plante serait mise dans un pot vernissé, par conséquent imperméable à l’eau ; au-dessus de la terre et tout autour de la tige serait une feuille de caoutchouc qui s’opposerait à l’évaporation. Une cloche opaque mettrait la plante à l’abri de la radiation solaire ; à un moment donné, on enlèverait la cloche et l’évaporation s’inscrirait sous forme de courbe de diminution du poids de la plante.

On peut faire avec cette méthode les expériences les plus variées : estimer, non-seulement l’influence de la source lumineuse employée, les différences que présente l’évaporation quand la lumière est plus ou moins accompagnée de rayons calorifiques, mais encore le rôle de l’humidité de l’atmosphère, celui de la température, c}e la quantité d’eau avec laquelle on a arrosé les plantes; l’influence qu’exercent les sels dont cette eau peut-être chargée, etc.

Nous n’avons pas encore eu l’occasion de faire cette expérience et ne croyons pas qu’elle ait encore été faite, car il y a peu de

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