VOLUME DES ORGANES
Ce dernier procédé a été imaginé par Buisson1, qui, malheueusement, n’a fait aucune recherche sur ses applications. J’avais conservé le souvenir de cette ingénieuse disposition et j’engageai François-Franck à construire un appareil semblable et à expérimenter d’une manière méthodique sur les variations des organes immergés.
11 s’est acquitté de ce travail avec beaucoup d’habileté et de soin; nous indiquerons sommairement les principaux résultats de ses expériences 2 et nous renverrons à la partie Technique la notice historique dont il a fait précéder son mémoire. Le lecteur y trouvera l’exposé méthodique des principales recherches sur ce sujet. (Technique, chap. ix.)
On doit considérer l’avant-bras d’un homme comme un véritable manomètre élastique admettant à son intérieur des quantités de sang variables et par conséquent changeant de volume selon les changements de la pression du sang qui tend à s’y introduire.
11 suit de là, que le volume de l’avant-bras, variant dans le même sens que la pression du sang, indiquera d’une manière instantanée si cette pression augmente ou diminue; mais, pas plus que le manomètre élastique, le bras n’exprime, par ses varia lions de volume, les valeurs réelles de la pression intérieure. Pour déterminer ces valeurs, il faut équilibrer la pression intérieure au moyen d’une contre-pression extérieure, comme on Ta vu dan° le précédent paragraphe.
L’appareil à déplacement (fig. 151) peut être utilisé dans Kc recherches cliniques comme le sphygmographe à transmission dont il contrôle et complète les indications ; dans certains cas où le pouls de l’artère radiale èst trop faible pour être transmis à distance, on peut étudier les pulsations totalisées des vaisseaux de la main comme Ta fait récemment François-Franck 3 dans des recherches sur le retard du pouls dans les anévrismes.
En somme, le volume des organes varie suivant que le sang y circule en plus ou moins grande abondance. Or, la quantité de sang qui entre dans un organe dépend de deux facteurs : d’une perte de la force avec laquelle le sang est poussé, c’est-à-dire de