‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 143 sur 277 · TRAVAIL DES LIQUIDES · texte numérisé non relu

TRAVAIL DES LIQUIDES

ment du cylindre par le débit. Ces deux effets sont faciles à produire par les procédés déjà connus (voir Manomètre inscripleur, p. 268), et flotteur inscrivant (p. 215), pour enregistrer les débits. Seulement, comme il s’agit ici de l’inscription d’un travail, on devra, en faisant écrire la pression en ordonnées, inscrire le débit comme abscisse, c’est-à-dire utiliser le mouvement du flotteur pour faire tourner le cylindre.

Fig. ii9. Courbe du travail produit par l’écoulement des liquides.

Le tracé que donnera un écoulement sous charge constante sera évidemment la ligne m e (Pig. 159) ; celui d’un écoulement sous charge variable décroissante, sera du genre de la ligne m e'.

Le débit étant uniforme, dans le premier cas, le cylindre tournerait d’un mouvement uniforme, de sorte qu’un chronographe écrirait des vibrations équidistantes; mais dans le second cas, l’écoulement en raison duquel tourne le cylindre n’étant pas proportionnel au temps, un chronographe inscrirait des vibrations de plus en plus rapprochées les unes des autres.

Travail résistant dans les conduits.

On peut déterminer le travail consommé par les résistances dites de frottement, en un point de la longueur d’un Conduit, en inscrivant les courbes de deux manomètres placés en ces deux points, sur un Cylindre actionné par le débit.

En effet, le niveau manométrique, en un point quelconque d’un tube à écoulement, exprime à la fois la force avec laquelle le liquide est poussé et la résistance que celui-ci rencontre en aval de ce point, ces deux quantités étant égales entre elles. L’abaissement successif des niveaux des manomètres veut dire qu’entre

deux d’entre eux, la pression et la résistance ont diminué d’une certaine quantité.

Or, d’après la définition du travail des liquides, on a vu qu’au niveau du premier manomètre, le travail effectué par le liquide correspond, à chaque instant, à la pression manométrique multipliée par le débit ; si au niveau du second manomètre le travail est moindre, c’est qu’il en a été consommé par les résistances une certaine quantité, qui a précisément pour valeur la différence de pression des deux manomètres multipliée par le débit.

En tous les points de la longueur d’un tube à écoulement, ce • débit est nécessairement le môme, de sorte que le travail résistant en un tronçon quelconque pris sur la longueur d’un tube, sera proportionnel à la différence de pression exprimée par deux manomètres placés chacun à une extrémité de ce tronçon.

Fig. 160. Courbe du travail résistant dans les conduits.

La pente si rapide de la décroissance de pression dans les régions étroites des tubes, montre qu’il y a en ces lieux une grande consommation de travail. Étant donnés deux manomètres placés sur un môme conduit, si nous supposons qu’un flotteur muni d’un style trace sur une bande de papier les niveaux de ces manomètres, d’après ce que nous savons de la décroissance des pressions manométriques le long des conduits, on aurait (fig. 160) une indication de pression élevée dans les régions initiales du tube nï et une autre m plus faible dans la région terminale. Le débit du tube étant employé à faire tourner le cylindre, les aires des rectangles o m' e'x et o m e x correspondent au travail résistant que le liquide surmonte en chacun des deux points explorés, l’aire m m' e' e, différence de ces deux travaux exprime le travail résistant qui cori'espond à la partie située entre les manomètres m et m'. Si l’on appliquait cette méthode à la circulation du sang dans les expériences de circulation artificielle faites sur un membre déta-

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