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TRANSFORMATION DE L’ÉLECTRICITÉ EN CHALEUR

dante d’une certaine durée. Or, l’influence du refroidissement de l’appareil se fait sentir même pendant celte phase ascendante de la courbe, et l’empêche d’atteindre son véritable sommet : celui qui exprimerait la quantité totale d’électricité transformée en chaleur. On peut déterminer par le calcul ou par une construction graphique ce véritable sommet de la courbe, et vérifier la proportionnalité des ordonnées aux températures.

L’auteur de ces belles expériences pense que la quantité de chaleur est sensiblement proportionnelle au carré du nombre des étincelles.

En employant des charges constantes appliquées à des batteries

Fig. j 69. Courbes des échaulTements produits par une même charge, mais avec des batteries

de surfaces différentes.

formées d’un nombre variable de bouteilles, Mascarl a obtenu la figure 169, qui montre que réchauffement est d’autant plus grand que la surface de la batterie est moindre (les n0’ d’ordre gravés

(Fig. 170. Réduction des courbes d’échauffements produites par une machine Gramme tournant à des vitesses différentes.

sur chacune des courbes de cette figure expriment le nombre de bouteilles dont la batterie était formée).

Cette méthode s’applique à la comparaison de différentes sources

d’électricité les unes aux autres. La figure 1"0 est formée par les courbes d’échauffement produites par le passage du courant d’une machine Gramme que l’on faisait tourner d’un mouvement plus ou moins rapide.

La période d’élévation de ces courbes présente un aspect différent de celui qu’on observe dans les figures précédentes, à cause de la longue durée de réchauffement sous l’influence d’un courant continu.

Inscription des tensions électriques mesurées au moyen de i’électromètre de Lippmann.

Lippmann a découvert une propriété remarquable de l’électricité, celle de modifier les phénomènes de capillarité et de changer la hauteur à laquelle s’élève un liquide à l’intérieur d’un tube capillaire. D’après cette propriété , ce savant a construit sous le nom d’électromètre capillaire un instrument dans lequel une petite colonne de mercure se déplace, dans un sens ou dans l’autre, suivant les augmentations ou les diminutions de la tension électrique à laquelle l’appareil est soumis. Quelques mots d’explication sont nécessaires relativement à la construction de cet électromètre.

Soit, figure 171, un long tuhede verre vertical se terminant par une pointe effilée; nous faisons tremper cette pointe dans un vase de verre B, contenant de l’eau acidulée et au fond duquel est une goutte de mercure. Remplissons de mercure le long tube de l’instrument. Si la pointe effilée qui plonge dans le vase B est suffisamment fine, le mercure ne s’écoulera pas, même sous une forte charge, mais restera suspendu par la capillarité qui résiste à sa progression dans le tube effilé. Si nous mettons en communication, au moyen des fils métalliques a, b, le mercure du tube et celui du vase B avec une source d’électricité, nous verrons aussitôt changer, dans la pointe effilée, le niveau auquel s’arrête le mercure ; ce niveau se portera dans le sens où le courant tendrait à se produire.

Pour estimer ces variations, il faut se servir d’un microscope M, qui, dans l’appareil, est braqué en permanence sur l’extrémité de la colonne de mercure.

Lorsque, sous l’influence d’une différence de tension électrique,

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