‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 156 sur 277 · QUANTITÉS D’ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

QUANTITÉS D’ÉLECTRICITÉ

semenl el de diminution de l’amplitude des flux électriques; elles se reproduisent d’une manière régulière, à peu près toutes les neuf vibrations du style. J’ai plusieurs fois observé une périodicité de ce genre sans savoir à quelle cause l’attribuer.

Le rhéographe électrique, avec sa disposition actuelle, ne doit pas fournir un tracé bien fidèle des phases de chacun des flux, de leur durée et de leur forme1; il permet toutefois, dans certains cas, de constaler de frappantes analogies entre la forme d’un flux électrique et celle d’une secousse musculaire.

Inscription des quantités d’électricité.

C’est au moyen du voltamètre qu'on mesure les quantités d’électricité d’après la quantité d’eau décomposée, ce dont on juge par le volume de gaz mis en liberté. Il est plus précis de faire passer le courant à travers une solution de sulfate de cuivre, et d’estimer la quantité d’électricité qui a traversé le circuit d’après le poids du cuivre déposé sur une électrode.

Or, dans l’un et l’autre cas, il est facile d’inscrire les phases suivant lesquelles a varié le courant.

Si l’on se sert d’un voltamètre à eau, on fera en sorte que les gaz se dégagent dans un espace clos mis en communication avec un tambour à levier bien hermétique. Celui-ci inscrira les phases du dégagement gazeux, comme il inscrivait les phases de la dilatation de l’air dans les expériences de Mascart sur la mesure de la chaleur produite dans un thermomètre de Riess par différentes sources d’électricité.

Dans un voltamètre à sulfate de cuivre, le dépôt du métal se traduirait par un changement de poids que l’on pourrait inscrire par l’un des procédés indiqués page 253. L’industrie recourt à l’emploi de la balance pour limiter le dépôt de métal dans l’argenture des pièces. Une balance qui trébuche quand le dépôt

1. Dans la disposition actuelle, c’est-à-dire avec l’armature comprise entre deux ressorts élastiques, il y a grand danger de vibrations quand les flux sont brefs et intenses. On diminuera eedangeren rendant aussi petites que possible les masses animées de mouvement, et surtout en réduisant à une très-faible amplitude l'étendue du déplacement de ces masses. Les tracés pourront, avec avantage, être amplifiés ensuite pâlies procédés optiques.

électrique d’argent a acquis le poids voulu, rompt le courant de la pile et arrête l’électrolyse. *

Au lieu d’une balance à équilibre indifférent, qu’on place un de ces appareils inscripteurs qui tracent la courbe des changements de poids; cette courbe traduira par ses indexions diverses les variations de la quantité d’électriciLé qui a passé, à chaque instant, par le circuit, tandis que la hauteur totale qu’elle atteindra mesurera la quantité totale d'électricité produite.

Page 1