VARIATIONS DE LA FRÉQUENCE DU POULS
fois que des variations individuelles modifient sensiblement le caractère de ces courbes, car J. Prompt, empruntant à un travail de Bœrensprung publié en 1840, les chiffres du pouls compté d’heure en heure, a obtenu la courbe représentée figure 20. Deux maxima principaux s’observent également dans cette courbe; mais au lieu de correspondre à midi et à dix heures du soir, c’est à neuf heures du matin et à six heures du soir qu’on les observe.
Ici vient se placer une question importante : est-ce à une cause individuelle que tiennent ces différences entre les deux courbes?
Fig. îO. Variations horaires de la fréquence du pouls mise en courbes, par le Dr Prompt, d’après les chiffres publiés par Bœrensprung.
est-ce à une différence dans le régime et les heures de repas chez deux peuples différents qu’elles sont dues ? Ces questions pourront se résoudre par des observations ultérieures; elles semblent mériter une étude spéciale.
Quoi qu’il en soit de la valeur des courbes que M. Prompt a obtenues d’après ses observations personnelles, cette méthode a reçu son application en médecine. On trouve dans l’ouvrage de Lorain sur le choléra, des tableaux qui expriment les variations de la température en divers points du corps ; les lignes qui joignent les points d’observation ne sont pas des droites, mais représentent la courbe probable des variations diurnes de la température 1 .
1. P. Lorain. <« Le choléra observé à l’hôpital Saint-Antoine ». Paris, 1868.
Courbe des variations horaires de la température chez l’homme.
Le plus important travail sur ce sujet me semble être celui que le professeur A. Forel, de Lausanne, apublié en 1872 L Un nombre considérable d’observations a permis à ce savant de tracer la
Fig. 21. Courbe des ariations horaires de la température centrale de l'homme, d’après Forel.
courbe des variations horaires que nous représentons figure 21. On y voit un écart d’environ 7/10 de degré entre les minima qui s’observent vers trois heures du matin et les maxima qui arrivent à peu près à quatre heures du soir. Cette élévation de la température le soir et cet abaissement le matin s’observent d’une manière très-marquée dans la plupart des maladies fébriles.
1. A. Forel. •> Expériences sur la température «lu corps humain dans l’acte d’ascension des montagnes ».