MOUVEMENTS DES ALLURES DU CHEVAL
Le capitaine Raabe, que l’on peut considérer comme le promoteur des études précises relativement aux allures du cheval, a fait d’importantes remarques sur les vitesses relatives du corps et des membres. Ainsi, dans toute allure où les temps d’appui des pieds sont égaux aux temps de levé, il est clair- que le pied doit avoir, quand il se déplace, une vitesse moyenne double de celle de la masse, car la masse progresse aussi bien pendant les appuis que pendant les levés des pieds; ceux-ci doivent donc avoir une vitesse double, puisqu’ils font le même -chemin en un temps deux fois plus court. Pour le même auteur, la progression de la masse du corps serait d’autant moins saccadée qu’elle est plus rapide; dans les allures de grande vitesse, cette progression serait voisine de l’uniformité. Enfin, les notations des durées d’appui et de levé suffiraient au besoin pour déterminer les vitesses relatives de la masse et de chaque membre à toute allure, car, dans tous les cas, le pied aura fait pendant le temps du levé le même chemin que le corps pendant la durée du pas. Si le levé dure la moitié du pas, la vitesse du pied est le double de celle de la masse; mais si le levé dure seulement un tiers de pas, la vitesse du pied ne sera qu’une fois et demie cede du corps, et ainsi de suite, de sorte qu’on peut supposer une allure idéale dans laquelle les appuis seraient extrêmement courts, et dans laquelle par conséquent la vitesse du pied n’excéderait plus sensiblement celle de la masse.