MOUVEMENTS DE L'ALLURE DU TAS
auraient donné une courbe de mouvement accéléré, puis diminué et peut-être accéléré de nouveau à la fois.
La figure 232 représente l’allure du pas allongé; la succession des battues (voir Application de la chronographie à l’étude des allures, p. 159) est AD, PG, AG, PD. Les distances entre les appuis successifs sont fournies par les positions que les empreintes des différents pieds occupent sur le sol ; elles sont représentées à gauche de la figure.
Dans le trot ordinaire (fig. 233), la succession des appuis se fait par bipèdes diagonaux; il y a deux coïncidences pour les moments de départ et d’arrivée des pieds AD et PG d’une part, et de AG et PD d’autre part. L’espace parcouru est indiqué par l’écartement de deux empreintes successives, de AD par exemple. Enfin, la superposition des empreintes est exprimée par la position de AD et PD sur une même ligne horizontale. Ibry, dans ses tableaux, exprime de la même manière que deux trains, l’un après l’autre, se sont arrêtés à une même station.
Enfin, dans l’allure du galop (fig. 234), le rhythme particulier est traduit par la succession à trois temps des battues suivantes : PG, puis AG et PD, puis AD (pour le galop à droite). Deux pieds ont une action synchrone : ce sont AG et PD. Les empreintes AD et PG sont plus rapprochées entre elles que celles des autres pieds.
Nous ne multiplierons pas les exemples de cette intéressante étude, que l’auteur a étendue à toutes les allures du cheval. Ce mode de représentation laisse bien derrière lui les tentatives faites anciennement dans le même but par Lecoq, Vincent et Goifon, etc.
Dans les tableaux qui viennent d’être passés en revue, on a pu remarquer, d’une part, que la vitesse du pied est supposée uniforme entre deux appuis successifs; cela constitue une supposition dont la justesse reste à vérifier par des expériences ultérieures ; en outre, on observera que dans l’allure du trot, les pieds d’un bipède diagonal ne quittent terre qu’au moment où les autres viennent à l’appui, de sorte que le trot représenté dans cette figure ne serait pas une allure sautée, puisqu’il n’y a pas d’instant de suspension de l’animal. Assurément certains chevaux trottent de cette manière; mais il sera intéressant de comparer à cette allure anormale les types beaucoup plus fréquents où le corps de l’animal cesse de toucher le sol pendant une durée assez importante de chaque pas dans le trot.