‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 198 sur 277 · REPRODUCTION DES TRACÉS · texte numérisé non relu

REPRODUCTION DES TRACÉS

décolle est absolument blanc; il a laissé sur le bois tout le noir de fumée dont il était couvert, et sur ce noir on voit se détacher, avec une pureté parfaite, la courbe qu’il s’agissait de transporter en la retournant comme cela doit être fait pour préparer le travail du graveur.

Ce procédé, extrêmement expéditif, est plus pratique que la photographie sur bois ; en s’exerçant un peu avec des tracés qu’on ne craint pas de détruire, on arrive bien vite à acquérir l’habitude suffisante et à éviter les accidents, qui, parfois, font que l’original est perdu sans qu’on ait réussi à le transporter sur le bois. Lorsqu’un tracé est précieux et difficile à reproduire, nous ne conseillerons pas aux débutants d’en risquer le transport direct. Mieux vaudra recourir à la photographie sur bois et surtout à l’héliogravure.

Enfin, le transport des tracés peut se faire sur verre aussi bien que sur bois. On obtient par ce procédé de véritables clichés transparents, soit pour faire des projections avec la lanterne magique, soit pour amplifier considérablement les courbes dont l’œil, même aidé d’une loupe, ne pourrait saisir tous les détails.

L’amplification optique des tracés est le complément indispensable de certaines expériences dans lesquelles on ne peut obtenir que des courbes microscopiques sous peine d’avoir des résultats erronés. Cela se présente toutes les fois que le mouvement qu’on observe est alternatif et se fait avec une grande rapidité.

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