DES POLYGRAPHES
Ce cylindre, muni d’un rouage avec régulateur Foucault, est • monté sur une planche solide, susceptible de se tenir debout dans certaines cii’constances, quand on a besoin d’écrire, sur un cylindre vertical. Ces cas deviennent de plus en plus rares depuis l’uniformisation des appareils inscripleurs.
Des polygraphes.
Les appareils inscripteurs physiologiques décrits dans le paragraphe précédent sont assez massifs et doivent, autant que possible, rester à poste fixe dans un laboratoire ou dans une salle d’hôpital. Dans bien des cas, et particulièrement dans l’examen clinique
Fig. 236. Polygraphe à banJe de papier sans fin.
des malades qui ne sont pas dans les hôpitaux, il faut disposer d’un appareil portatif. J’ai fait construire à cet effet différentes sortes d’instruments : les uns font défiler une bande sans fin de papier sur laquelle on écrit avec une plume et de l’encre (fig. 236) ; les autres, plus simples et moins coûteux, portent un petit cylindre sur lequel on peut écrire avec trois styles à la fois.
Je fais construire en ce moment, sous le nom de polygraphe clinique , un appareil portatif qui contiendra tous les instruments nécessaires pour l’élude graphique du pouls, de la pulsation du
cœur el des artères, de la respiration et de la contraction musculaire.
Inscription en hélice.
Quand on veut inscrire un phénomène pendant un temps trèslong, il faut écrire pendant plusieurs tours et sur des points différents de la longueur du cylindre. Une excellente disposition, introduite, je crois, par Donders, consiste à écrire en spirale autour du cylindre. Supposons qu’il s’agisse d’inscrire des vibrations d’une amplitude de 2 millimètres, il est certain qu’en inscrivant ces vibrations sous forme d’une série de lignes parallèles et en déplaçant le style vibrant à chacun des tours du cylindre, on pourra tracer ainsi plus de cent lignes différentes ne se confondant pas. Au lieu de faire cette série d’inscriptions successives, supposons que le style vibrant se transporte, parallèlement à la génératrice du cylindre, d’un mouvement assez lent pour que cent tours aient le temps de s’effectuer pendant que le style se transporte d’un bout du cylindre à l’autre. Les vibrations seront inscrites sous forme d’une ligne spirale dont les tours seront assez rapprochés, sans toutefois se confondre. En ouvrant la feuille qui couvre le cylindre, ces spires successives apparaîtront comme autant de lignes parallèles.
Une disposition spéciale désignée sous le nom de chariot entraîné par le rouage permet d’imprimer à l’appareil inscrivant une translation plus ou moins rapide empruntée au rouage même qui conduit le cylindre. On obtient ainsi des spirales de toute sorte de pas, c’est-à-dire avec des écartements variables des lignes inscrites.
Cette disposition est préférable à l’emploi du chariot automoteur , instrument qui transporte le style écrivant au moyen d’un rouage d’horlogerie indépendant dont souvent la vitesse varie pendant la durée de l’expérience et rend le tracé moins cori’ect.
Application du papier sur ïe cylindre inscripteur ; noirclssage ;
fixation des tracés.
Le papier dont on se sei't pour recevoir des tracés doit être autant que possible lisse, mince et solide. Parfois, on peut employer du papier glacé au blanc de zinc, mais ce dernier doit être assez fort, car il est sujet à brûler au noircissage.
Les feuilles doivent être taillées d’avance par un relieur; on en