CONTROLE DES ROUAGES MOTEURS
tracé en tenant en haut la face enfumée. On plonge cette feuille dans le vernis par la partie moyenne, puis, par des mouvements de latéralité, on baigne successivement les deux moitiés de la feuille qu’on suspend ensuite et qu’on laisse égoutter et sécher.
La meilleure ^disposition pour éviter les manipulations du vernis consiste à mettre celui-ci dans un flacon à deux tubulures, la tubulure inférieure communiquant par un tube de caoutchouc avec le fond de la gouttière. Yeut-on remplir la gouttière de vernis, on élève le flacon jusqu’à ce qu’elle se remplisse, puis on pince le tube d’arrivée. Après qu’on a trempé la feuille, il suffit de rouvrir le tube de communication et de placer le flacon dans une position déclive pour que le vernis repasse de la gouttière dans le flacon.
Contrôle de la régularité d’un rouage moteur.
Si l’on veut s’en rapporter à l’uniformité d’un rouage d’horlogerie, il faut l’avoir constatée expérimentalement, ce qui se fait en y pointantdes signaux à des intervalles de tçmps égaux et en constatant que ces signaux sont distants les uns des autres de longueurs parfaitement égales.
A cet effet, on peut recourir à l’inscription des battements d’un pendule astronomique, ou à celle des vibrations d’un diapason. Supposons que nous ayons tracé pendantplusieurs tours du cylindre les vibrations d’un même diapason ; si l’uniformité du cylindre a été parfaite, les vibrations seront toujours également espacées. Sur l’une des lignes sinueuses tracées par le diapason, prenons une ouverture de compas qui contienne 10 vibrations et portons cette ouverture sur l’une quelconque des autres lignes, elle devra partout contenir 10 vibrations. Quand on a répété avec succès cette expérience un certain nombre de fois sur un cylindre, on voit quel degré de confiance on peut accorder à la régularité de la marche de son rouage moteur.
Choix d’une vitesse de rotation du cylindre appropriée à la nature du phénomène qu’on veut inscrire.
Plus le phénomène qu’on veut inscrire est rapide, plus le cylindre sur lequel on écrira doit tourner avec vitesse. Or, comme la
méthode graphique s’adresse à l’étude d’actes extrêmement lents ou extrêmement rapides, il faut qu’elle dispose de cylindres tournant avec une extrême lenteur ou avec une extrême vitesse, suivant les besoins.
Imaginons un mouvement très-lent qui metle une heure, par exemple, à faire parcourir au style la longueur du cylindre, et supposons que celui-ci fasse un tour à la minute. Pendant le déplacement coriiplet du style, le cylindre fera soixante tours et, au lieu d’une courbe unique, portera soixante lignes, si peu inclinées qu’elles sembleront être parallèles à l’axe des abscisses. Pour obtenir une courbe unique, qui permette déjuger le mieux possible la nature du mouvement qu’on étudie, il faut égaler autant que possible la vitesse du papier à celle du style. L’emploi d’un cylindre faisant un tour à l’heure serait là meilleure disposition à prendre dans le cas ci-dessus. Réciproquement, quand il s’agit d’inscrire un mouvement très-rapide, on devra donner au cylindre une grande vitesse : un ou plusieurs tours à la seconde.
Ainsi, malgré tout l’avantage qu’il y a de réduire le matériel instrumental, on doit, suivant la nature des expériences qu’on se propose, avoir des cylindres qui tournent avec des vitesses variables.
Pour les besoinsde la physiologie et de lamédecine, les rouages à régulateurs et les polygraphes ci-dessus décrits sont à peu près toujours suffisants, ils laissent passer un centimètre de papier par seconde. Si l’on voulait obtenir des vitesses plus petites ou plus grandes, on y arriverait au moyen de poulies amplificatrices ou réductrices.
Moyens d’amplifier ou de réduire le mouvement du cylindre au moyen de poulies.
Supposons qu’on veuille imprimer au cylindre une vitesse plus grande que celle que fournit l’axe le plus rapide du rouage moteur ; on place le cylindre sur un support à deux pointes, qui lui permet de tourner librement; sur l’axe du cylindre, on place une poulie de petit rayon. Sur l’axe rapide du rouage à régulateur, on place une poulie de grand rayon et l’on réunit ces deux poulies par une corde sans fin. En calculant convenablement les rayons des deux poulies, on amplifie à volonté le mouvement que l’on veut transmettre au cylindre. Si l’on met la petite poulie sur