LIMITES DE L’ACCOMMODATION DE L’ŒIL
métaux et des substances organiques ; la courbe d’élasticité de ces dernières serait presque toujours assez voisine d’une hyperbole.
L’élasticité du caoutchouc a été exprimée sous forme de courbe par A. Stewart, ingénieur belge. Cet auteur annonce le résultat suivant : sous des charges uniformément croissantes, une bande de caoutchouc prend des allongements croissants jusqu’à ce qu’elle ait atteint le double de sa longueur primitive ; à partir de là, les allongements successifs sont décroissants.
Wündt a donné la courbe de l’élasticité des nerfs, figure 27. L’auteur s’est écarté un peu du mode de représentation ordinaire ; non content de prendre sur l’axe des x des longueurs proportionnelles aux charges et de placer à chacune de ces divisions l’origine des ordonnées qui expriment les allongements du nerf sous l’influence de ces charges, Wündt a élevé des ordonnées positives croissant comme ces charges elles-mêmes, et tracé deux lignes pour exprimer les relations des deux variables.
La ligne droite 1.3 montre la croissance régulière .des poids tenseurs; la ligne 1.4 exprime l’accroissement plus rapide des allongements du nerf.
Courbes des limites de l’accommodation oculaire aux différents Ages.
Le professeur Donders, voulant représenter les variations qu’éprouve l’accommodation de l’œil humain aux différentes époques de la vie, a construit des courbes figure 28 qui traduisent clairement les lois qu’il a découvertes.
L’âge du sujet se compte de 10 à 80 ans sur l’axe des x, tandis que sur l’axe des y se comptent des dioptries l. La divergence des lignes pp et rr exprime le nombre de dioptries auquel correspond à chaque âge l’étendue de l’accommodation.
On constate ce phénomène étrange que, depuis l’âge de 10 ans, nous perdons assez régulièrement de cette étendue.
La ligne rr correspond à la réfraction de l’œil au repos, c’està-dire à son minimum de réfraction ; vers l’âge de 50 ans on voit cette ligne s’abaisser d’une manière rapide par le développement
1 . Les ophtalmologistes appellent dioptrie la force réfringente d’une lentille qui aurait un mètre de distance focale ; c’est l’unité de mesure pour la réfraction.
de la presbytie, tandis que la convergence des lignes qui limitent
Fig. 28. Courbe des limites de l’accommodation oculaire aux différents âges, d'après C. Donders.
l’étendue de l’accommodation montre que celle-ci devient de plus en plus bornée.
Courbe (le la composition de l’air irrespirable anx differents degrés de la pression barométrique.
Dans un mémoire remarquable sur les effets de la pression atmosphérique, P. Bert a montré que la composition de l’air dans lequel les animaux meurent asphyxiés, quand on les y confine, varie suivant la pression à laquelle cet air était soumis, de sorte que plus la pression est faible, plus l’animal, en mourant, laisse riche en oxygène (relativement à la proportion centésimale) l’air devenu irrespirable pour lui. D’autre part, la proportion d’acide carbonique présente avec celle de l’oxygène un rapport inverse : elle est au minimum quand l’animal a absorbé moins d’oxygène.
Les relevés de 36 expériences donnent un tableau numérique duquel se dégage difficilement cette relation inverse de la près-