RÉPARTITION DES RAYONS DU SPECTRE
trouvent sur une ligne droite depuis le premier jusqu’au dernier. Suivant que le niveau du réservoir qui verse le liquide est plus ou moins élevé, ou suivant que le tube d’écoulement offre une longueur plus ou moins grande, la pente des niveaux piézométriques augmente ou diminue; mais toujours ces niveaux sont placés sur une ligne droite, dont la pente, par sa rapidité, exprime la rapidité de l’écoulement lui-même.
On doit rapprocher de ces courbes, dans lesquelles une longueur est prise comme variable indépendante, celles qui expriment l’intensité magnétique sur les différents points de la longueur d’un aimant1, celles qui marquent les relations du volume des corps à la température à laquelle ils sont soumis 2.
Courbes de l’intensité comparative des différents rayons dans le spectre solaire.
C’est par une série de déterminations du même ordre que les physiciens ont construit 1 la courbe des différences d’intensité
Fig. 26. Courbes des variations des pouvoirs lumineux, calorifique et chimique, dans les différentes parties du spectre solaire. AMH courbe de l’intensité lumineuse; IKL courbe de l’action chimique BDN pouvoir calorifique; PRN pouvoir calorifique dans le spectre de l'arc voltaïque.
que présentent ces trois éléments de la lumière solaire. La figure 26 montre que les maxima d’intensité de la lumière,
1. Voyez Jamin, Recherches sur le magnétisme, Journ. de Physique, t. V, p. 41.
2. Erman a donné des courbes fort curieuses qui expriment les changements de volume de certains corps soumis à un échauffement graduel. 11 a constaté que l’eau, le phosphore, l’alliage fusible, au voisinage de leur point de fusion, éprouvent des changements de volume soudains, tantôt positifs et tantôt négatifs, fort différents des dilatations assez régulières que ces mêmes corps éprouvent pour d’autres espèces de
empérature. (Voy. Jamin, Traité de physique, 1870. p. 189.)
de la chaleur et de l’action chimique occupent des régions différentes dans la bande spectrale; que la chaleur existe au maximum dans le voisinage du rouge, l’action chimique près du violet, la lumière entre les deux autres maxima. On y voit que la région où existe l’action chimique est plus grande que celle des maxima des pouvoirs lumineux et calorifique.
Enfin, suivant la source de lumière employée, ces courbes se déplacent et changent d’importance. L’arc électrique n’a pas son maximum de pouvoir calorifique au même point que la lumière solaire. Des changements analogues se produisent d’autre part lorsque change la substance impressionnée par la lumière. Ainsi, pour les actions chimiques qui modifient la chlorophylle, le maximum de puissance appartiendrait aux rayons jaunes.
Courbes d’élasticité.
Tous les corps s’allongent d’autant plus qu’ils sont soumis à une traction plus forte, mais ils ne s’allongent pas également. En outre, si l’on suspend des poids régulièrement croissants à des barres ou à des fils de différentes substances, les allongements sont tantôt réguliers, c’est-à-dire croissent comme les
Fig. 27. Courbe de l’élasticité des nerfs, d’après Wundt.
charges qui les produisent, tantôt irréguliers, et croissent plus vite ou plus lentement que ces charges.
Rien n’exprime mieux ces différences d’élasticité que les courbes ,qu’on obtient en ordonnant l’un par rapport à l’autre les allongements et les poids qui les produisent. Wertheim a fait, à cet égard, de nombreuses expériences sur le module d’élasticité des