INSCRIPTION DES PRESSIONS NÉGATIVES
les indications d un appareil au tambour à levier qui doit les tianscrire, à la condition que cette transmission se fasse au moyen <1 un tube à air dans lequel l’oscillation de la colonne fluide est négligeable. Il suffit donc, pour parer à tout inconvénient, de. placer le manomètre très-près du vaisseau où l’on va chercher la pression, afin de transmettre celle-ci par la plus courte colonne liquide possible; quant à l’oscillation de l’eau du manomètre, on en transmet les etfels au tambour à levier au moyen d’un tube aussi long qu’il est nécessaire, cela ne saurait altérer sensiblement le tracé.
Ce qu’on vient de lire relativement à la pression du sang artériel s’applique également bien à celle du sang veineux. Le manomètre métallique inscripteur peut être construit avec des capsules plus ou moins sensibles et s’appliquer à la mesure de très-faibles pressions, positives ou négatives, telles qu’on en observe dans les cavités splanchniques, l’espace sous-arachnoïdien, la cavité des plèvres, etc.
Détermination des pressions négatives dans les cavités
du cœur.
Lorsque les sondes ont été introduites dans les cavités du cœur, il est impossible de savoir à quel moment la pression est positive ou négative. La graduation a donc besoin d’un repère qui indique la position du zéro de l’appareil, c’est-à-dire le moment où la pression dans le cœur est exactement égale à celle de l’atmosphère. Pour cela, un appareil spécial est nécessaire; voici en quoi il consiste.
Une ampoule de métal (fig. 318), ayant la forme et la grosseur d’une olive, est placée au bout d’un tube T Y. Cette ampoule est percée d’une infinité de petits trous; puis on la revêt d’une membrane de caoutchouc extrêmement mince. Soutenue par l’olive métallique, la membrane de caoutchouc résiste aux pressions positives qui agissent sur sa surface extérieure. Mais si on la place dans un milieu dont la pression descend au-dessous de celle de l’atmosphère, l’air extérieur, passant par l’intérieur de la sonde et de l’olive, s’échappe par les petits trous et soulève la membrane •d’autant plus que la pression est plus basse autour de l’ampoule.
Mise en rapport avec le cardiographe , cette ampoule ne donnera
aucune impulsion au levier, tant que la pression dans le cœur sera positive. L’instrument ne tracera alors qu’une ligne horizontale; mais dès que la pression dans le cœur sera inférieure à celle de l’atmosphère, le levier subira un abaissement qui variera avec
Fig. 318. Tracé des pressions négatives dans l'oreillette d’un cheval. Les courbes ponctuées représentent la courbe qui correspondrait à l’état positif de la pression.
l’cnergie de l’aspiration qui s’exerce à la surface de l’ampoule; il traduira donc les différentes phases de la pression négative dans le cœur. La figure 318 montre un tracé obtenu avec l’ampoule qui vient d’être décrite; cette ampoule était plongée dans l’oreillette droite; des lignes ponctuées complètent le tracé, en représentant les phases positives de la pression dans l’oreillette. On voit que, dans cette cavité, la pression est presque toujours négative, sauf à la fin de la réplétion de l’oreillette et pendant sa systole.
Mode d’application du manomètre élastique.
François-Franck a résumé les principales précautions que l’on doit employer quand on se sert du manomètre élastique précédemment décrit, afin d’avoir des tracés corrects et de longue durée; voici les principaux détails de l’application de l’instrument. On voit dans la figure 319 deux manomètres qui fonctionnent à la fois : l’un est un petit manomètre à mercure m, dont le tube est capillaire et qui sert à déterminer avec toute la précision voulue la valeur absolue des indications de l’autre instrument, ce dernier ayant pour rôle principal de détailler la forme des variations de la pression du sang.
Pour se servir de l’appareil, on commence par le remplir d’une solution de carbonate de soude, en injectant le liquide par l’orifice