‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 237 sur 277 · Vojez, pour la description de ce manomètre, p · texte numérisé non relu

Vojez, pour la description de ce manomètre, p

2. Pour contrôler l’indication du manomètre inscripteur, au point de vue de la valeur absolue de la pression, il est parfois avantageux de mettre aussi un manomètre à mercure en communication avec la caisse (voyez p. 268).

comme le montre le renflement fusiforme de la ligure, et disparaissent au voisinage de 14 centimètres de pression.

Cette méthode condense le tracé du phénomène dans un trèspetit espace et permet, mieux que tout autre, de saisir le degré de pression auquel correspondent des changements dans les pulsations artérielles.

Certains essais avaient été faits pour mesurer la pression du sang

Fig. 325. Changements de volume de la main, leurs variations sous l’influence de pressions

extérieures croissantes.

dans les vaisseaux de l’homme : l’un par Kries Il consiste à faire appuyer sur la surface de la peau une petite plaque de verre avec une pression connue. Le degré de la pression du verre qui fait pâlir les tissus correspondrait à celui où la pression du sang dans les capillaires est vaincue et permettrait d’en déterminer la valeur.

D’après les résultats indiqués par l’auteur, il semble que cet appareil ne soit pas d’une grande sensibilité, mais il constitue une ingénieuse tentative de mesure de la pression capillaire qui,

I Kries (sous la direction de Ludwig), Ueber den Druck in den Blutcapillaren der memchlichen Haul (Arbeiten aus der phys. Anslalt zu Leipzig, 1875, p. 69).

PRESSION OU SANG CHEZ L’HOMME

d’après ce qu’on a vu précédemment, est beaucoup plus basse que la pression artérielle. Basch ' a cru pouvoir tirer des change-

Fig. 326. Inscription des changements de la pression du sang dans la main sur un cylindre qui tourne proportionnellement à la contre-pression exercée sur celte extrémité.

menls de volume des organes estimés au moyen d’un appareil analogue à celui de Mosso ou de Buisson, une mesure de la pression du sang. Ce qu’on a dit précédemment au sujet des indications de ces appareils montre qu’on ne peut en attendre que des indications relatives.

Des modifications de la circulation du sang dans les organes sous l’infiuencc d’une contre-pression extérieure.

L’expérience qui vient d’étre rapportée ci-dessus donne l’explication de certains phénomènes qui jusqu’ici étaient assez obscurs. Ainsi, l’apparition des pulsations énergiques dans certains organes comprimés se comprend très-bien si l’on admet la production de flux et reflux alternatifs de ce liquide qui pénètre dans les organes sous l’effort impulsif du cœur, et en est chassé aussitôt après par la pression extérieure qu’éprouvent les vaisseaux.

Si l’on se reporte aux figures 3*5 et 326, on voit que l’oscillation atteint son maximum quand la contre-pression laisse aborder le sang dans les tissus aux moments des maxima que produit l’im-

x 1. Voyez Basch, Die Volumetrische Beslimmung des Dlutdrucks am Mcnschen. Medicin. Jarb. IV. Wien, 1876.

pulsion du cœur, tandis qu’elle expulse le sang au moment des minima de la pression.

C’est de la même façon que dans une partie enflammée des battements exagérés apparaissent quand se produit le phénomène qu’on appelle étranglement, soit que la peau, distendue outre mesure, comprime les tissus d’une manière exagérée, soit que l’étranglement ait lieu dans l’intérieur d’une gaine aponévrotique. Parfois, le phénomène des battements se produit à la suite d’une compression mécanique. On le sent dans les pieds à la suite d’une longue marche si l’on porte des chaussures trop étroites; on l’éprouve parfois dans les mains si l’on a des gants trop serrés.

Certains organes permettent de constater de visu le phénomène des battements artériels sous l’influence d’une contre-pression. Les ophthalmologisles ont signalé ce curieux phénomène que les artères rétiniennes ont des battements visibles, c’est-à-dire se gonflent et se resserrent tour à tour quand on comprime à un certain degré le globe oculaire. Ce serait même là un moyen fort simple de mesurer la pression du sang dans les artères si l’on pouvait savoir à quel degré s’élève la pression dans les liquides de l’œil sous l’influence d’une pression exercée en un point du globe oculaire.

Un fait curieux, et jusqu’ici fort obscur, c’est qu’il existe en même temps des battements dans les veines rétiniennes.

La contre-pression exercée sur certains organes en détermine l’anémie et entraîne des troubles fonctionnels consécutifs. Dans la main comprimée se produisent des perversions de la sensibilité dont il sera fort curieux d’étudier les caractères.

Leyden a montré que lorsqu’on exerce une pression à l’intérieur de la boîte crânienne, on produit l’anémie du cerveau avec suppression des fonctions de cet organe. Cette étude a été reprise par François-Franck dans mon laboratoire ‘. Ce physiologiste a obtenu des résultats fort curieux produits parla compression du cerveau sur les mouvements du cœur.

Enfin, le cœur lui-même a été soumis à des contre-pressions faites à l’intérieur du péricarde. François-Franck a vu qu’une pression de 2 centimètres de mercure suffit pour arrêter la fonction cardiaque et supprimer la pression dans toutes les artères. C’est que, sous cette contre-pression, le sang veineux ne peut plus

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