‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 41 sur 277 · LIGNES ISOTHERMES · texte numérisé non relu

LIGNES ISOTHERMES

vient le vent, des barbelures plus ou moins nombreuses en expriment la force plus ou moins grande. Enfin, suivant que chaque stâtion est représentée par un cercle noir ou blanc, on juge s’il faisait mauvais ou beau temps dans ce lieu, au moment de l’observation. On a donc ainsi, rassemblés sous les yeux, la plupart des renseignements sur l’état de l’atmosphère dans les différents points de l’Europe.

Outre les cas dont on vient de parler, et dans lesquels on mesure de véritables changements de niveaux terrestres, sousmarins ou aériens, il existe encore de nombreuses applications des courbes d’égal niveau. La hauteur du thermomètre en divers lieux, la déclinaison de la boussole, etc., peuvent être représentées de la même manière que la hauteur du baromètre.

Des courbes d’égal niveau ont été construites pour montrer quelle est, à un instant donné, la hauteur de la marée sur une certaine étendue de la mer. Ces courbes ont été appelées isorachies.

Sans les cartes où sont figurées les courbes d’égale pression barométrique, le météorologiste n’aurait jamais pu saisir dans leur ensemble ces grands mouvements aériens; il serait resté l’observateur à courte vue, réduit à noter la succession des phénomènes atmosphériques en un point isolé; jamais peut-être la prévision des temps n’eût dépassé les notions empiriques qui annoncent à l’agriculteur l’imminence d’un orage.

Lignes isothermes, isochimènes, isotlicres, à In surface

de l’Europe.

Toute la physique du globe se traduit, pour ainsi dire, par des courbes d’égal élément. Le génie de Humboldt a tracé sur la surface terrestre les lignes isothermes, celles qui passent par les points où la température de l’année est la même.

On voit, dans la figure 44, que ces figures ondulent autour des parallèles qui mai'quent la latitude, qu’elles se relèvent en passant sur les océans et surtout au niveau des côtes occidentales des grands continents. Les inflexions des lignes isothermes ont fait comprendre le rôle des courants marins qui transportent la chaleur équatoriale vers les régions polaires; elles ont montré qu’on ne saurait préjuger la température d’un pays, si l’on ne tient compte que de la latitude sous laquelle il est situé.

Les lignes d’égale température pour l’été, isothères , s’élèvent vers le pôle en passant sur les continents et se rapprochent de l’équateur quand elles passent au-dessus des mers. Les isochimènes ou

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lignes d’égale température pour l’hiver présentent des inflexions absolument contraire. De sorte que les mers apparaissent comme les lieux où la température est lé moins variable, tandis que, sur les continents, s’observent les écarts extrêmes entre le chaud et le froid.

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