‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 70 sur 277 · RHYTHMES DE LA MARCHE · texte numérisé non relu

RHYTHMES DE LA MARCHE

J’ai cru donner à ces figures une forme plus saisissante en les transformant (fig. 74) en une sorte de notation musicale dans laquelle on aurait réduit la portée à deux lignes. Les appuis du pied droit s’inscrivent en blanc sur la ligne inférieure; ceux du pied gauche, situés plus haut, portent des hachures obliques. Dans

l’allure marchée M, les appuis des pieds se succèdent sans intervalle, ce qui exprime que le corps pose constamment sur le sol, soutenu, tantôt par un pied, tantôt par l’autre.

Les expériences sur la course ont donné des tracés dont la notalion C (fig. 74) est différente de celle de la marche : les si-

Fig. 74. Notation des durees des appuis de chaque pied : le droit est en blanc, le gauche teinté de hachures; M, notation de la marche; C, notation de la course.

gnaux des appuis et levés du pied présentent cette particularité, qu’entre les appuis successifs des deux pieds le cor£>s reste un instant suspendu en l’air. Cette distinction des allures marchées et des allures sautées est très-importante et se retrouve chez la plupart des espèces animales. Dans l’acte de monter un escalier, on observe au contraire un empiétement ou chevauchement des appuis l’un sur l’autre, ce qui tient à ce que le pied antérieur est déjà posé sur la marche à monter, quand l’autre pied appuie énergiquement sur la marche précédente pour soulever le poids du corps *. L’acte de monter une rampe très-raide,

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