Trav. du laborat., 1876, p. 109 ù
DÉTERMINATION DES FRÉQUENCES. 163
Ire celui de la glande de gauche. Ces gouttes tombent sur des palettes qui terminent les leviers de deux tambours explorateurs dont chacun est mis en communication, par un tube à air, avec un
tambour à levier inscripteur qui trace sur le cylindre un signal pour chaque goutte qu’il areçu'e.
Fig. 81. Tracé du comple-gouttes inscripteur avec écoulement variable l; S, inscription des secondes; 2, compte-gouttes avec écoulement constant.
On obtient ainsi des signaux (fig. 81) plus ou moins rapprochés
Fig. 82. Pouls présentant îles irrégularités périodiques rliythmées avec la rcspiralion.
les uns des autres suivant le nombre de gouttes qui tombent en un temps donné, c’est-à-dire suivant la rapidité de la sécrétion.
De la régularité des phénomènes et de lenr rliythme.
La mesure des intervalles qui séparent une série de signaux fait connaître si le retour de chacun des phénomènes correspondants se fait ou non à intervalles réguliers. L’appréciation de nos sens, en pareille matière, est très-infidèle. Que de fois, en interrogeant le pouls d’un malade, n’ai-je pas cru à l’existence d’une régularité parfaite, tandis que l’irrégularité s’accusail aux appareils inscripleurs ! Pour estimer la régularité ou l’irrégularité des intervalles qui séparent une série de phénomènes, on mesure au moyen du chronographe l’intervalle qui sépare leurs signaux. Plus on veut obtenir de précision dans cette mesure, plus le cylindre doit tourner avec vitesse et plus aussi le chronographe doit donner des vibrations rapides.
Dans les phénomènes physiologiques, on n’a pas toujours besoin de mesures très-délicates. L’inscription du pouls sur un papier qui chemine avec une vitesse d’un demi-centimètre par seconde suffit pour signaler des irrégularités qui échappent au toucher. Ainsi, dans le tracé (fig. 82) il n’est pas besoin d’employer le chronographe pour constater l’irrégularité des intervalles qui séparent les pulsations. Tout le monde, à l’inspection de celte figure, veirra qu’à certains instants deux pulsations duraient plus longtemps que trois pulsations prises à l’instant suivant.
L’imperfection n’est pas aussi grande pour tous nos sens que pour le tact; l’oreille est habituellement plus exercée à la mesure des intervalles de temps, de sorte que, si l’on se servait des pulsations artérielles pour provoquer une série de bruits, l’irrégularité deviendrait beaucoup plus apparente. Mais aucun moyen ne peut suppléer à la chronographie, quand on veut ob¬
tenir des mesures tout à fait précises.