Du mouvement dans les fonctions de la vie, p
2. Il faut noter que les tambours explorateurs ne doivent pas seulement opposer l'é¬
lasticité de leurs membranes à l’effort dévoloppé contre elles par le muscle. A l’intérieur
de ces tambours on place un ressort-boudin qui fait saillir les membranes et lutte contre
la force motrice dont les phases seront inscrites. Ce ressort antagoniste intérieur a le
même rôle que le ressort extérieur dans la disposition représenté eDage 122.
MYOGRAPHES.
bour à levier explorateur; c’est là une importante simplification de la méthode. Toutefois, la myographie, pour s’appliquer à l’homme, exige un explorateur un peu différent, mais peut-être plus simple encore que celui qui vient d’être décrit. On en va voir la disposition.
Pour les résultats fournis par la myographie, voir Technique, chap. v.
Myographie sur l’homme.
Pour explorer le gonflement d’un muscle, le mieux est d’employer une capsule pareille à celle d’un tambour à levier., à l’intérieur de laquelle on a mis un ressort- boudin qui fait un peu saillir la membrane. Sur cette dernière (fig. 104) on dispose un bouton de métal qui, relié à un fil conducteur, sert au besoin à exciter le muscle.
La capsule s’applique par sa face élastique sur le muscle qu’on veut explorer; on la maintient fortement serrée et immobilisée
Fig. 104. Myographe applicable à l'homme; il traduit le gonflement des muscles.
au moyen d’un bandage roulé; enfin, un tube de caoutchouc relie cet explorateur à un tambour inscripteur. De cette façon, on détermine les caractères des mouvements volontaires que les muscles exécutent, soit dans la marche, soit dans les différentes actions des bras ou des jambes. En médecine, on constate, au moyen de ce myographe, que les tremblements et les convulsions musculaires présentent parfois certains rhythmes bien accusés.
Outre les mouvements que les muscles exécutent sous l’influence de la volonté, on peut encore inscrire, sur l’homme, les mouvements que l’électricité provoque et les modifications que ces mouvements éprouvent, suivant l’état de veille ou de som-
meil, sous l’action de certains médicaments, et dans certaines
maladies.
En explorant le gonflement d’un muscle, on a une courbe si fidèle du mouvement qui se produit, que le tracé révèle par une ligne horizontale l’existence d’un obstacle absolu au raccourcissement musculaire. On constate que les phases d’un mouvement
Fig. 103. Tracé myographique recueilli sur l’homme : tétanos électrique coinDiné avec les soubresauts fibrillaires d’un malade atteint d'atrophie musculaire progressive.
produit sous l’action d’un muscle sont absolument identiques à celles que signale la courbe du gonflement musculaire. Cette identité est tellement parfaite qu’on obtient des courbes semblables en inscrivant, sur un oiseau qui vole, soit les phases du gonflement et du dégonflement alternatif des muscles pectoraux, soit les phases de l’abaissement et de l’élévation de l’aile que l’action de ces muscles pectoraux commande1.
Inscription des mouvements respiratoires.
L’inscription du changement de volume des organes s’applique fort bien à l’étude de la respiration. Si l’on inscrit le mouvement alternatif de dilatation et de resserrement de la cage thoracique, on a l’un des renseignements les plus précieux qu’il soit possible d’obtenir relativement à la fonction respiratoire.
L’instrument fort simple qui sert à cette étude se nomme pneumographe; il est représenté dans la figure 106.
On voit dans l’espace limité par le cordon circulaire la place qui doit être occupée parle thorax. Cette ceinture en embrasse la cir-