‹ La méthode graphique dans les sciences expérimentales et particulièrement en physiologie et en médecineChapitre 95 sur 277 · MOUVEMENTS DU VOL DE L’OISEAU · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS DU VOL DE L’OISEAU

Mais, quand on a obtenu une semblable figure écrite sur une surface immobile, si l'on recueille le tracé du même mouvement sur un papier qui marche avec une vitesse connue, on obtient une figure nouvelle dont la comparaison avec celle qui s’est inscrite sans translation du papier permet d’apprécier les phases du mouvement vibratoire.

La figure 112 n’est autre que le mouvement représenté figure 1 1 1 ,

Fig. 112. Trajectoire d’une verge de Whealstone.

avec cette différence que, dans le second cas, le papier qui reçoit la courbe marche avec une vitesse de 30 centimètres par seconde.

C’est par ce même procédé que j’ai essayé d’inscrire les vibrations de l’aile de différents insectes et que j’ai recueilli des figures

Fig. 113. Tracés partiels de la trajectoire d’une aile d’insecte pendant le vol.

partielles du parcours de ces organes. On voit un spécimen de ces tracés dans la figure 113.

Ce qui empêche d’obtenir ainsi la forme complète de cette trajectoire, c’est que l’aile d’uniinsecte, tournant autour de son point d’attache, décrit, à son extrémité, une figure sphérique qui ne peut être tangente que parun'point à la surface d’un plan et surtout

à la surface d’un cylindre comme ceux qui servent à recueillir les tracés. Ce n’est qu’en appuyant un peu fortement la pointe de l’aile contre le cylindre qu’on obtient des figures moins incomplètes ; mais la flexion de l’aile qui se produit alors entraîne une déformation des tracés.

Trajectoire de l’aile de l’oiseau.

Les mouvements de l’aile de l’oiseau fpeuvent s’écrire d’une manière beaucoup plus sûre, grâce aux appareils à transmission du mouvement. On a vu comment fonctionne le pantograplie à transmission déjà décrit page 132. Que l’on suppose l’un de ces appareils placé sur une table, en face d’une surface de verre enfumé sur laquelle sa pointe va tracer, tandis que l’autre, placé sur le dos d’un oiseau de forte taille, est actionné par le double mouvement de haut en bas et d’avant en arrière que les ailes exécutent dans le vol. Les mouvements du premier appareil, transmis au second par des tubes de longueur suffisante, iront s’inscrire sous les yeux de l’observateur1.

La disposition de l’explorateur peut être modifiée plus ou moins, suivant les besoins particuliers, mais, dans tous les cas de ce genre, il se compose essentiellement de deux tambours disposés perpendiculairement l’un à l’autre et dont l’un reçoit les mouvements verticaux, l’autre, les mouvements qui se font d’avant en arrière.

Dans certains cas, il est plus facile de recueillir séparément les mouvements de sens vertical et ceux de sens horizontal; puis, quand on a obtenu le tracé de chacun d’eux, on s’en sert pour recomposer la courbe fermée de la trajectoire de l’aile, suivant les procédés de la géométrie. C’est par cette méthode que j’ai obtenu la trajectoire de l’aile de la buse et celle du pigeon.

La figure 114 montre, dans la courbe formée d’une ligne pleine A P, les mouvements d’avant en arrière de l’aile du pigeon ; la courbe ponctuée H B correspond au mouvement dans le sens vertical.

Ces deux courbes combinées engendrent, pour chaque révolu-

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