‹ La méthode historiqueChapitre 21 sur 45 · S. Thom., Summa theoL, p.I, q. LXX, a. 1 ad · texte numérisé non relu

S. Thom., Summa theoL, p.I, q. LXX, a. 1 ad

mas et Fentend ainsi : la Bible « rapportant . par exemple la formation àxk firmament, V arrêt du soleil etc., parle suivant les apparences , et par conséquent reste vraie, quoique son langage ne soit pas proprement scientifique ^ »,

Il est plus juste de dire que sur ce point la Bible n'est ni ,vraie ni fausse. Car il faut bien constater que les anciens auteurs n'en savaient pas plus long qu'ils n'en laissent paraître. Quandje me sers d'une de ces propositions, jesaisavec tout le monde, qu'elle est fausse, et Tétant à ce point, sa fausseté elle-même s'évanouit en métaphore. Mais du temps de l'auteur sacré, personne ne soupçonnait le fait scientifique. Peut-on dire qu'un auteur, qui regarde le ciel comme une voûte solide et qui s'exprime de manière à nous faire connaître son opinion, car nous ne l'aurions pas devinée sans cela, s'exprime d'une manière exacte et vraie, quoiqu'elle ne soit pas scientifique? Peut-on distinguer ici la science de la vérité?

Mais, me dira-t-on, si la proposition n'est pas vraie, elle est donc fausse; et que faites- vous de la véracité de la Bible? — C'est bien simple. Une proposition est vraie ou fausse, mais ici il n'y a pas de proposition. Revenez à la parole de S. Thomas : « l'écrivain sacré s'en est rapporté aux apparences,

Page 1