‹ La méthode historiqueChapitre 22 sur 45 · Études, loc.laud., p · texte numérisé non relu

Études, loc.laud., p

106 TROISIME CONFÉRENCE.

ea secutus est, quœ sensibililer apparent ». Quand on s'en tient aux apparences, on ne juge pas au fond ; quand on ne juge pas, il n'y a ni affirmation, ni négation; or la vérité et Terreur ne se trouvent formellement que dans un jugement formel. C'est de la logique élémentaire.

Le S. Père dit dans une toute petite phrase que le même critérium devait s'appliquer à l'histoire. Les principes avaient été exposés déjà avec une admirable précision par le R. P. Cornély, un des plus illustres exégètes de la Compagnie de Jésus. J'ai cité avec plaisir une page du P. Lacôme ; j'en éprouve plus encore à réciter ces belles règles de son Introduction* que je préférerais lire en latin pour ne pas en altérer la théologie savante. Je ne vois pas ce qu'on peut désirer de plus en faveur des méthodes historiques. « Ce que S. Augustin enseigne des choses naturelles est aussi vrai quand il s'agit de l'histoire, id eodem modo de historicis ve7*um est : « l'Esprit Saint qui parlait par les écrivains sacrés, n'a pas voulu enseigner aux hommes ces choses inutiles au salut 2...

« Sur ce point on a péché, et on pèche encore beaucoup, haud panim, parce que les exégètes, ne tenant pas assez compte de ce but et de ce caractère des Écritures, les traitent à peu près comme si

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