Lors de sa réception à rAcadémie française, janyier
NOTE POUR LE SECOND TIRAGE. iiii
qae rAbraham de la Bible est beaucoup plus vrai que celui de tel ou tel critique, et c'est ce qui nous importe le plus.
Au point de vue théologico-biblique, il s'agit moins de la précision historique, dont l'intérêt est presque toujours très secondaire, que du caractère religieux et digne des écrits sacrés, caractère que nous n'avons pas relevé moins fortement que M. Vetter.
Il resterait à s'entendre sur le crédit que mérite la tradition. Mais ici les opinions sont parfaitement libres et peut-être M. Vetter serait-il moins affirmatif s'il s'agissait — en dehors d'une Église constituée précisément pour garder le dépôt de certainesvérités, — de l'histoire proprement dite, avec la précision qui la distingue, opposée à la simple transmission des noms, des idées, des légendes. C'est le départ que j'avais essayé de faire. Manifestement la discussion manquerait absolument de base si nous raisonnions sur les temps où l'écriture n'existait pas, mais nous pouvons constater ce que deviennent les faits historiques lorsque la tradition seule est consultée, sans qu'on tienne assez compte de l'écriture.