XIV NOTE POUR LE SECOND TIRAGE
C'est le cas de Thistoire de l'Orient, telle que tout le monde l'a admise jusqu'au déchiffrement des cunéiformes et des hiéroglyphes. Toute l'histoire de Ninive et de Babylone reposait sur les noms de Sémiramis et de Sardanapale : deux noms qui n'avaient point été inventés, mais le premier était celui d'une déesse, le second, type de la volupté, rappelait la mémoire du plus belliqueux des rois assyriens. Et les Grecs qui nous ont transmis ces contes étaient assurément des gens d'esprit, très soucieux de recueillir sur l'histoire ancienne de véridiques informations. Et encore Chéops est historique, mais qu'a de commun la construction des Pyramides, avec les potins qu'Hé^ rodote n'enregistrait pas sans une défiance que les historiens subséquents avaient oubliée? Sémiramis n'a pas plus de vérité historique que la papesse Jeanne, et Ninive était à peine détruite qu'on ne savait plus comment elle avait fini *.
1. Au risque de paraître tomber dans le reportage, je note ici un extrait du Journal des Débats : « Quelques ofliciers italiens du 6* régiment des alpins viennenl de soumettre des recrues italiennes à la même cpreure qu'avaient fait subir, l'année dernière, à des recrues des environs d'Orléans, deux capitaines de l'armée française. On se rappelle les résultats de cette épreuve en France : les