‹ La méthode scientifique de l'histoire littéraireChapitre 134 sur 135 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

La cause et la loi que nous venons d assigner aux variations du goût ont ce mérite et ce défaut d*être très générales ; Tune fait comprendre pourquoi l'évolution littéraire est incessante; lautr.» permet de tracer la trajectoire sinueuse et pourtant régulière que parcourt une littérature. Mais il va de soi qu'elles ne peuvent, à elles seules, tout expliquer; qu'elles ont besoin d'être complétées par des causes et lois secondaires qui s'appliquent au détail du mouvement.

Nous en avons indiqué plus d'une au cours de cet ouvrage: mais il en reste une foule d'autres à découvrir. Les questions se posent en foule : Quelles sont les conditions favorables au développement du lyrisme, de l'humour, de la poésie épique? Pourquoi le xix* siècle a-t-il vu mourir la tragédie, et le roman prendre une importance si considérable? Qu'est-ce qui a déterminé, sous le second Empire, la renaissance du burlesque? On pourrait allonger indéfiniment la liste des problèmes. Mais il ne s'agit pas de les résoudre ici. J'ai voulu seulement (je le rappelle une dernière fois; préciser la méthode qui peut conduire à trouver des réponses justes et nettes à ces multiples interrogations, et montrer ce que doit devenir l'histoire d'une littérature.

On me dira sans doute : — A la quantité de lectures et de connaissances diverses que vous réclamez pour une pareille entreprise, savez-vous beaucoup d'hommes qui soient capables de la mener à bien? — Je n'ai pas dit, répondrai-je, qu'elle

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