‹ La méthode sociale; abrégé des Ouvriers européensChapitre 90 sur 114 · DE LA PAROLE · texte numérisé non relu

DE LA PAROLE

Les événements de 1870 ont eu pour mes concitoyens l'influence salutaire qui émane ordinairement des catastrophes nationales (i, 1). Pour en éviter le retour, les plus zélés ont voulu s'instruire ou enseigner. Malheureusement, ils s'étaient laissé envahir par l'ignorance ou l'erreur; et, malgré leur bonne volonté, ils n'ont pu satisfaire à leur double désir. Ils se sont même éloignés du but en prenant tout d'abord une fausse direction. Au lieu d'écouter les sages qui existent encore à l'étranger et ceux qui ont échappé en France au ravage des révolutions, les hommes, animés parmi nous d'un esprit réformateur, ont dépensé en vain leur dévouement. Depuis 1871, en effet, ils ont constitué des associations éphémères d'enseignement mutuel, ou bien ils ont publié une foule de livres qui n'ont point été lus. La croyance à l'efficacité de l'écriture, qui fausse aujourd'hui les systèmes d'éducation organisés en faveur de la jeunesse, n'a pas été moins inutile dans les œuvres d'amélioration sociale. Au surplus, l'importance croissante attribuée à l'enseignement écrit chez les races compliquées n'est pas due à la préférence spontanée des pères de famille : elle leur est imposée par l'impuissance, chaque jour plus grande, où ils se trouvent de

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pourvoir eux-mêmes à l'instruction de leurs enfants

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