‹ La métromanie; comédie en cinq actes. Précédée d'une noticeChapitre 113 sur 127 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

BALIVEAU, FRANCALEU.

Baliveau.

Oui, changeons de propos, et laissons tout cela.

Francaleu.

Si vous sçaviez combien j'aime ce garçon-là...

Baliveau.

C'est qu'à ce que je vois, sa marote est la vôtre.

Francaleu.

C'est que cela jamais n'a rien dit comme, un autre.-

Baliveau Belle prérogative !

« Une lice ! Un nocher! « Comme nous n'allons droit qu'à force de broncher ! » Plaît-il ? Vous l'entendiez ?

Baliveau.

Moi, non; j'avois en tête

124 l'A METROMANIE

La lettre de cachet qui, dites-vous, est prête.

Francaleu.

Ce jeune homme n'est pas du comun des humains. Peste! Les grands-seigneurs se l'arrachent des mains.

Baliveau.

J'enrage! Revenons, de grâce, à la promesse Dont vous m'avez tantôt flaté pendant la pièce.

Francaleu.

Vous parlez d'une pièce? Ah! s'il en fait jamais, Ce sera de l'exquis, c'est moi qui le promets , Et je défierai bien la cabale d'y mordre.

Baliveau, s'emportant.

Parlez! Aurai-je enfin, n'aurai-je pas mon ordre?

Francaleu.

Eh , tranquilisez-vous ! Soyez sûr de l'avoir. Oui, vous serez content, ce soir même, ce soir! C'est le terme qu'il prend. Votre afaire est certaine. Et, tenez, son retour va vous tirer de peine; Car je gagerois bien que, tout en badinant, L'ordre est dans le paquet qu'il ouvre maintenant.

Baliveau.

Qu'il ouvre maintenant! Qui?

Francaleu.

Celui qui nous quite.

Baliveau.

Plaît-il ?

Êtes-vous sourd? Cet homme de mérite.

Baliveau.

Monsieur de l'Empirée?

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