LE THEATRE DE PIRON
qui n'eurent pas une heureuse destinée : nous voulons parler de /'Amant mystérieux et des Courses de Tempé. Ces deux pièces n'ont pas été représentées alternativement le même jour, comme l'ont affirmé à tort tous les biographes de Piron. En réalité, elles furent données à deux jours d'intervalle. L'Amant mystérieux tomba à plat le lundi 3o août 1734, et les registres de la Comédie ne mentionnent que cette unique représentation. Le lendemain de cette chute désastreuse, le théâtre fit relâche. Données le mercredi i" septembre, avec la tragédie de Médée, les Courses DE Tempé eurent neuf représentations dont l'éclat fut des plus médiocres.
Quatre ans plus tard, Piron allait d'un seul coup effacer, pour ainsi dire, le souvenir de ses premiers insuccès, et livrer aux applaudissements de ses contemporains et à l'admiration de la postérité le chef-d'œuvre auquel il doit l'illustration de son nom.
Dès qu'il s'agit de la Métromanie , les jugements portés sur cette comédie, sans en excepter ceux des contemporains 'j diffèrent absolument des critiques qui
une lettre datée du 6 août 1763. M. H. Bonhomme l'a publiée en 1866.
I . Le rigide La Harpe a désarmé en face du chef-d'œuvre de Piron, et Grimm, un contemporain des plus sévères, mais aussi