‹ La métromanie; comédie en cinq actes. Précédée d'une noticeChapitre 9 sur 127 · X LE THEATRE DE PIRON · texte numérisé non relu

X LE THEATRE DE PIRON

force littéraire, et par sa forme, et par le peu de temps dans lequel elle avait été écrite, rapporta à son auteur une somme de six cents livres.

D'autres ouvrages destinés aux forains, que Piron fit seul ou en collaboration avec Le Sage devenu plus accessible, des opéras-comiques plus ou moins réussis et sur lesquels il n'y a pas lieu de s'étendre davantage, suivirent, mais avec des chances diverses, le succès (f' Arlequin Deucalion '. Grâce à ce genre de travail, qui lui fut toujours facile, l'auteur de la Métromanie trouvait les moyens d'adoucir les privations qu'il avait été obligé de supporter jusqu'à l'heure du succès. Dans des vers adressés à Francisque , et qui portent la date de 1723, i7 l'a rappelé en ces termes :

Tous ces riens, toutefois, ont amusé la scène , Et de leur peu de vie entretenu la mienne'.

Plus tard pourtant, au mois d'août 1769, — il est vrai qu'il avait alors quatre-vingts ans et qu'à cet âge on est exposé à radoter un peu et à oublier bien des choses du passé, — il ravalera sans pitié, dans une lettre adressée au docteur Maret, les farces et les parades, et, après en avoir vécu, après les avoir tant aimés, l'ingrat conspuera Arlequin, Scaramouche et Pierrot ? .'

i. M. J. Troubat a consacré aux opéras-comiques de Piron une étude des plus intéressantes et très-substantielle. (Œuvres choisies de Piron. Paris, Garnier, 1875.)

2. Piron. Poésies diverses et inédites, publiées en 1866 par M. H. Bonhomme, page 2 7 S.

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