CATHERINE, LE MARQUIS
CATHERINE. — Posezmoi ici. Ma migraine y sera à merveille pour s'évaporer. L'accès de ce bocage est interdit, je croie ? Je vais y goiiter le pl^i'sir de rester seule.
LE MARQUIS. — Seule? Et moi ?
CATHERINE, à 'part. — Tiens ! {Au marquis.) Allez vous amuser, je vous rends votre liberté.
LE MARQUIS. — Je ne vous la demande pas. Je suis incurablement bien élevé.
Vous me prenez pour un jeune homme.
CATHERINE. — Sérieusement, je vous donne congé. La marquise serait jalouse. Je ne veux pas gâter votre renouveau.
LE MARQUIS. — La marquise a son fils qui, comme vous savez, ne la quitte guère.
CATHERINE. — En vérité?
LE MARQUIS. — Non, tenez, les voici.
Geste de surprise. Coup d'œil significatif à la marquise et à Lanspessa qui entrent en scène
CATHERINE, après un temps et un re-
gard à la dérobée vers la marquise et Lanspessa. — Je vous prends au mot, restez là. Je vous permets de vous asseoir à mes pieds, à condition que vous m'éventerez comme un pankah et que vous ne direz pas un mot.
Ils s'installent au fond, et à droite.