‹ La meuteChapitre 49 sur 115 · LILIAN, LANSPESSA, CATHERINE RENNEQUIN · texte numérisé non relu

LILIAN, LANSPESSA, CATHERINE RENNEQUIN

CATHERINE. — Fais ce que tu voudras de monsieur, je ne te le dispute plus. Oh! il ne s'agit pas de lui sauter à la gorge et de lui arra<;her les yeux : c'est beau- ■coup plus simple. Prends ton chapeau, va-t'en chez le procureur de la Répvibli- <)ue. Ton ami est un escroc. Il t'a fait payer quatre cent mille francs, s:ir les- •quels dl en a retenu deux cent mille, des brevets qui ne valent rien, les brevets d'une invention qui n'existe pas. Ça coûte de deux à cinq ans de prison . Va ! Et tu sais pourquoi les deux cent mille francs? Moitié pour une dette de père, moitié pour restaurer le ménage Lanspessa. Il faliaiit bien que ses parents aussi fissent nne figure honorable. (Tournée vers Li- Jkin) pour ne pas vous effaroucher...

Voilà! (A son frère.) Va vite.

Elle le lâche, il semble près de se jeter sur Lanspessa, puis il retombe douloureusement.

RENNEQUIN. — Amaury!... Mais trouvez donc quelque chose à dire, défendezvous !

LANSPESSA, sourderiient . — Non.

LILIAN, désespérée . — Je suis là, moi. J'attends que votre innocence éclate.

Vous ne daignez pas leur répondre, je comprends. Mais défendez-vous pour moi.

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