SCENE PREMIERE
Un Domestique, puis RENNEQUIN
Le domestique est étendu sur le divan. Tl lit le Temps. Il fume. Rennequin entre lentement. Tl paraît accablé. Le domestique jette sa cigarette et prend une attitude convenable.
RENNEQUIN, voyant les lumières, surjjris. — Il y a du monde chez M™"^ Clievance ?
LE DOMESTIQUE. -— Oiii, monsieur.
Madame reçoit à dîner.
RENNEQUIN. — Tiens!...
Il s'assoit, tout pensif. Silence.
LE DOMESTIQUE, s'approchoflt. Est-
ce que monsieur me permettrait de lui demander une chose ?
RENNEQUIN. Quoi ?
LE DOMESTIQUE. — C'est vraî, ce que j'ai vu sur le journal? Que M. le comte
doit être mis en liberté provisoire dans la soirée?
RENNEQUIN, après un temps. — Oui.
LE DOMESTIQUE. — ■ Mcrci, monsicur.
Silence.
RENNEQUIN. — Montcz donc chez M™" Chevance. Priez-la de venir ici me dire un mot.
Jjk domestique monte. Au bout de quelques instants, il redescend, suivi de Marthe, et disparaît par une des portes du fond, tandis que Marthe vient en scène. Pendant tout ce temps, Rennequin est resté immobile, muet, la tête dans les mains.