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vain, les plus habiles praticiens s'efforcèrent de le guérir. Tout à coup, il eut une attaque de goutte, dont il ne sentit pas alors l'indication; et, depuis ce temps, il se trouva délivré du pénible vertige ». IL est intéressant d'observer que ce vertige, produit par le lever rapide, semble avoir été, dans la pensée de Bacon, associé avec Ja migraine. I dit en effet : « Les migraines et les vertiges sont plutôt quand nous nous levons après une longue station assise que quand nous nous asseyons. La cause est que les vapeurs qui étaient ramassées par la station assise, par le mouvement soudain volent plus haut dans la tête. »
Le docteur Marchall-Hall fit remarquer combien sont intimement reliées les deux formes d'attaque à famille des affections paroxystiques dont l’épilepsie est le type : « J'ai été particulièrement frappé, écrit-il, par la fréquence de l'association de la maladie avec ces crises (petite épilepsie). La désignation de « mal de: tête nauséeux » est familière à nous tous, mais quelquefois il n’y a pas mal de tête mais vertige, ou une perte de connaissance momentanée qui accompagne le mal. » Et de nouveau : « La crise n’est pas toujours celle qui affecte l'intellect ou le système musculaire; quelquefois, au contraire, il y a de la pâleur et de l’évanouissement, s’il n’y a pas perte de connaissance, et de la nausée si ce n’est du vomissement. Cette forme de crise — j'évite à dessein le terme épilepsie — procède des mêmes causes que les autres. Elle apppartient à une classe d’affections qui, bien que variées à d’autres égards, combinent les symptômes de perte de connaissance ou de qualité nauséeuse. » Le docteur Hall reconnaît plus loin une susceptibilité morbide de la moelle allongée à l’origine de toutes ces crises. « Le terme épilepsie, continue-t-il, s’il n’est pas écarté, peut être appliqué d’une façon plus extensive qu'il ne l’est habituellement pour désigner certains cas de mal et de syncope grandement alliés à la moins formidable épilepsie. Le « mal de tête nauséeux », le mal, le début de faiblesse, le vertige, l’état nauséeux, ne sont pas dissemblables de la petite épilepsie — le « petit mal » des auteurs français. L'effet
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produit, sur la moelle sensible, de la balançoire, du mal de mer, appartient à la même cause d’affections morbides. »
À l’appendice de son traité, Liveing rappelle les cas rapportés par Abercombrie, qui semble les avoir regardés comme sui generis et ne pas avoir reconnu leur affinité avec les cas plus ordinaires de migraine. Ces faits sont parmi les exemples des « affections locales des nerfs », sujet qu'il considère comme « entouré d'une grande obscurité ». En voici un
OgservarTion VII. A. (Abercombrie in Liveing.)
Il y a quelque temps, écrit Abercombrie, je fus consulté au sujet d’une maladie singulière qui survient par paroxysmes et affecte de la même façon deux et même trois individus d’une famille, une jeune dame de 25 ans, un jeune homme de 22 et un autre de 20. La dame décrit la crise de la façon suivante : Elle est d’abord aveuglée de l'œil droit, qui se trouve graduellement comme si un nuage passait lentement au-dessus de lui; un quart d'heure après environ, elle sent un engourdissement du petit doigt de la main droite commençant à l'extrémité de celui-ci, et s'étendant graduellement à la main et au bras entier, produisant une perte complète de la sensibilité de ces parties, mais sans aucune perte de la motilité. La sensation d’engourdissement s'étend alors au côté droit de la tête; elle deviënt oppressée et partiellement confuse, répond aux questions lentement et confusément et l'articulation des mots est considérablement atteinte. Elle vomit quelquefois quand elle arrive à l’estomac. La sensation d’engourdissement commence alors à se calmer, et, comme elle disparaît, elle est saisie d’un violent mal de tête qui continue pendant plusieurs heures et la laisse pendant un jour ou deux faible et languide. La progression de la sensation d’engourdissement depuis le petit doigt jusqu'à l'estomac occupe quelquelois plusieurs heures, et la durée ordinaire du paroxysme entier est d'environ vingt-quatre heures. La fréquence de son apparition varie de quelques jours à plusieurs mois; elle y est sujette depuis plusieurs années; mais dans les intervalles des attaques, elle jouit d’une santé parfaite. Son frère, qui a 22 ans, est affecté exactement de la même façon, et il est sujet à ces paroxys-