‹ La migration des symbolesChapitre 106 sur 120 · LE TRIÇÛLA DES BOUDDHISTES · texte numérisé non relu

LE TRIÇÛLA DES BOUDDHISTES

J’ai déjà fait allusion à l’importance du trident dans la symbolique de 1’hindouisme, où, sous le nom de triçûla {tri, trois, et çula , pointe, lance, pal), il se rencontre parmi les attributs les plus importants de Çiva. Cet emblème n’offre ici rien de particulier dans la forme ; il pourrait aussi bien figurer entre les mains d’Hadès ou de Poséidon. Mais il n’en est pas de même pour ce qui concerne le triçûla bouddhique, ou du moins le symbole qui porte ce nom chez les bouddhistes, et dont nous allons spécialement nous occuper dans ce chapitre.

Le triçûla des bouddhistes, appelé aussi vardhamdna, « croissant », peut se décrire, sous sa forme la plus réduite, comme un omicron surmonté d’un oméga.

Fig. 120. Le triçûla.

Toutefois il est rare de le rencontrer sous une forme aussi simple. L’arc supérieur de l’omicron, ou plutôt du disque, est presque toujours flanqué

Page 1