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LE GLOBE AILÉ CHEZ LES PHÉNICIENS

ceau de rayons, surtout quand elle se reproduit en forme de queue au-dessous du globe

Fig. 95. Globe phénicien à uræus sans ailes.

(Renan. Mission de Phinicie, pl. LV.)

Tantôt encore les ailes se recourbent vers le bas, comme dans certains types archaïques du symbole égyptien (1). Enfin, dans quelques cas, le globe ailé emprunte plutôt les formes que nous allons rencontrer dans l’Asie Mineure et dans la Mésopotamie (2).

Il est assez difficile, en l’absence de documents positifs, de déterminer exactement la signification que les Phéniciens attachaient à ce symbole. Il est plausible qu’on doive y voir une représentation solaire. Toutefois, d’après ce que nous connaissons de la religion phénicienne, elle comportait moins le culte direct de l’astre que celui des personnages mythiques dans lesquels s’étaient incarnés les principaux aspects de la puissance solaire (3).

(1) Perrot et Chipiez. T. III, fig. 23, 3o5, 546.

(2) J. Menant. Les pierres gravées de la Haute- Asie. Paris, 1886, t. II, p. 223.

(3) C.-P. Tiele. Histoire des anciennes religions des peuples sémitiques. Paris, 1882, chap. III.

Les Phéniciens ont fréquemment combiné le globe ailé avec d’autres symboles équivalents. C’est une de ces combinaisons que je crois retrouver dans une figure assez bizarre, peinte sur un vase découvert à Citium, dans l’ile de Chypre, par le général de Cesnola.

Fig. 96. Vase de Citium.

(Perrot et Chipiez, t. III, fig. 5i8.)

Les savants auteurs de Y Art dans l’antiquité se demandent, à propos de cette image : « Faut-il l’appeler colonne, stèle ou palmette? (1) » — A en juger par ses traits les plus saillants — les feuilles médianes, le fleuron terminal, les deux

(1) T. III {Phénicie), p. 706.

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