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FERMETURE DES YEUX

fermé lorsque les fibres de la portion iiitrapalpébrale de l'orbiculaire se contractent. Aux bords de l'orifice palpébral, étroitement unie aux fibres centrales, se trouve une substance cartilagineuse qui procure aux paupières plus de solidité et protège davantage le globe oculaire.

L'oeil est ouvert par le relèvement de la paupière supérieure (cet efïet de muscle sera plus tard décrit plus exactement) ; et alors, entre les bords de l'orifice palpébral, apparaît la ronde fenêtre des yeux, la cornée transparente. Une trop grande ouverture des yeux est empêchée par deux ligaments petits, tendus, qui, ayant leur point de départ au bord osseux de la cavité oculaire, se fixent aux angles de l'orifice palpébral, qui sont aux coins des yeux, et par leur tension horizontale posent une limite à l'effet vertical du muscle releveur de la paupière supérieure.

Pendant le sommeil, les muscles du corps sont relâchés et en repos ; mais l'orbiculaire a pour mission de tenir fermé l'orifice palpébral et reste donc pendant le sommeil en activité et en tension.

L'individu endormi est-il très épuisé par une grave maladie, la fièvre typhoïde, par exemple, à sa plus haute période, ou par des efforts excessifs, cette fatigue générale s'étend aussi au jeu de l'orbiculah^e et alors, pendant le sommeil, l'orifice palpébral reste plus ou moins ouvert. L'oeil reçoit de cette façon une expression lugubre, cadavérique, car les yeux des morts restent ouverts : la force de contraction des muscles orbiculaires de l'œil ayant disparu complètement.

Anatomie, III, 3, pag. 133). Mais il s'agissait ici de montrer au lecteur d'une façon compréhensible, dans quelle direction et de quelle manière leur jeu se taisait voir sur la face, et un dessin sciiématique paraissait non seulement suifi-sant mais encore plus pratique et plus utile qu'un dessin anatomique rigoureusement exact. Dans la moitié droite du visage sur le dessin, l'on a montré les principaux muscles superficiels que l'on a omis sur la moitié gauclie pour faire voir quelques muscles plus profonds.

Le clignement de l'œil. — Dans l'orbiculaire, on peut distinguer deux parties, l'une interne, centrale, l'autre externe, périphérique ; chacune est mobile indépendamment de l'autre. Dans le chgnement de l'œil, les fibres centrales seules sont mises en mouvement, cela a lieu volontairement ou involontairement. Nous pouvons fermer l'œil, aussi souvent, aussi vite et aussi fermement que nous voulons, mais il se ferme aussi en dehors de l'effet de la volonté : l'' à la suite d'un contact mécanique ; 2* à la suite d'impressions visuelles intenses soudaines ; 3" à la suite d'impressions auditives soudaines. (Dans l'Introduction psychologique, on a montré que toute impression sensorielle agit avec d'autant plus d'intensité qu'elle se produit plus soudainement.) Le clignement provoqué par un contact mécanique est un effet réflexe du nerf facial et peut s'expliquer comme il suit. Dans la conjonctive, enveloppe extérieure extrême du globe oculaire, se répandent quelques rameaux sensitifs du nerf trijumeau qui se trouve en rapport réflexe avec le nerf facial. Or, lexcitation produite par le contact des fibres nerveuses sensitives se transmettant aux fibres motrices du nerf facial, le clignement apparaît. De même le clignement, dû à des impressions oculaires soudaines ou à des bruits imprévus, est un mouvement réflexe et s'explique en ce que le nerf optique est aussi bien que le nerf auditif en rapport avec les racines du nerf facial.

L'utilité de cette organisation saute aux yeux ; toute impression soudaine qui frappe la vue ou l'ouïe, et qui pourrait amener avec elle un danger pour l'œil, met aussitôt et avec la rapidité de l'éclair en mouvement tout l'appareil de protection de cet organe ; et longtemps avant d'être en état de reconnaître exactement le danger et de l'éviter, l'œil, cette partie aussi délicate que précieuse de l'organisme humain, est déjà mis à l'abri. Chacun sait com-

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