CLIGNEMENT DE L ŒIL
bien il est difficile, presque impossible, de ne pas cligner lorsque quelqu'un passe rapidement la main devant nos yeux ; en dépit de la volonté la plus énergique et malgré la ferme conviction que la main ne nous effleure pas, nous réussissons rarement à ne point abaisser les cils et à tenir les yeux ouverts.
Un autre but du clignement des yeux est de répartir également sur la surface du globe oculaire l'humidité produite par la glande lacrymale, de tenir constamment propre et humide la fenêtre oculaire et la cornée transparente, ce qui favorise singulièrement la netteté de la vue. C'est pour ce motif que bien des personnes ont l'habitude de cligner de l'oeil, toutes les fois qu'elles s'apprêtent à regarder attentivement un objet quelconque. Mais des représentations apparaissant à l'esprit comme des objets perceptibles parles sens, l'on observe aussi chez ces hommes un clignement plus vif lorsque leur attention est attirée vivement par des impressions psychiques. Un chgnement rapide des yeux est donc chez quelques-uns l'expression mimique d'une grande attention.
b. — Muscles sourciliers. Voulons-nous fermer fortement nos yeux, nous contractons alors non seulement les fibres centrales mais encore les fibres périphériques de l'orbiculaire (flg. 5 a a) ; si l'œil doit être fermé plus fortement, le sourciller (fig. 5 c) entre aussi en jeu, ce muscle qui a été désigné plus haut comme muscle auxiliaire de l'orbiculaire, et son jeu se trahit par l'apparition de rides
(1) Hcnle n'a pas décrit le sourciller comme un muscle particulier, mais comme une partie de l'orbiculaire ; seulement, comme il possède un mouvement i)ropre indépendant de l'orbiculaire, comme en outre il modifie plus que tout autre l'expression du visage et jouit en conséquence d'une grande importance mimique, il est étudié et traité ici comme un muscle indépendant. Charles Bell (Anatomij of expression) tient le corj'v.gator "^owx un muscle parti-
Le sourciller (fig. 5 c), qui est complètement recouvert par l'orbiculaire, naît de la partie interne de l'arcade sourcilière, dans le voisinage de la racine du nez, de là se porte en dehors et en haut et va se terminer dans la peau du sourcil où ses fibres se confondent en partie avec celles de l'orbiculaire. Le sourcilier porte en bas et en dedans la partie supérieure de l'orbiculaire et facilite ainsi l'occlusion de l'œil ; et, comme alors les sourcils sont non seulement tirés en bas, mais sont aussi contractés, la peau entre les deux sourcils est plisséeen rides verticales (fig. 6).
Fig. 6. — Rides verticales sur le front (mauvaise humeur, colère) Or, les yeux se ferment vivement d'abord sous l'effet
d'iMPRESSIONS VISUELLES TRÈS DÉSAGRÉABLES, SUrtOUt
lorsque ces impressions sont très subites et que leur effet en est d'autant plus intense. Mais il est bien rare que les yeux se ferment longtemps sous l'influence d'impressions visuelles très désagréables ; car les yeux nous mettant en rapport constant et intime avec le monde extérieur, nous renoncerions de fait, en les fermant, à toute possibilité d'un jugement propre et d'une
oulier à riiomme, dont ranimai est privé, mais cerlainement à tort : tout amateur de chiens affirmera que les rides verticales ne manquent nullement au jeu mimique du chien.