AVANT-PROPOS
les résultats physiognomoniques qui découlent des recherches mimiques sont indiqués et imprimés en caractères italiques. Ces propositions physiognomoniques, courtes et secondaires, apparaissent alors dans la seconde partie comme propositions principales et, comme telles, sont l'objet d'un exposé plus ample et d'un commentaire plus circonstancié.
Autrefois, les illustrations, réparties sur cinquantesept feuillets, occupaient un espace plus grand que de juste ; aujourd'hui, elles sont un peu réduites. J'ai cru devoir renoncer complètement aux ressources de l'art, parce que les dessins linéaires simples sont d'autant plus probants pour la justesse des principes théoriques et plus instructifs pour l'usage pratique des artistes, qu'ils sont exécutés d'une façon plus schématique et sans prétentions. Par malheur, ils ont beaucoup perdu à être reproduits par la photolithographie. Les dessins originaux, faits au crayon, produisaient une impression incomparablement plus vive et plus plastique ; certaines parties étaient plus vigoureusement mises en saillie, surtout pour les yeux, par des traits ou des points plus forts, qui ne ressortent pas dans les copies photolithographiques par la raison que tous les contours paraissent uniformément sous le même ton mat de couleur : par suite toutes les têtes semblent maintenant plates et sans vie (1).
Ces dernières années ont vu se raviver l'intérêt des savants pour ces questions négligées si longtemps ; autrefois il n'existait point de travaux que l'on pût utiliser dans un ouvrage scientifique écrit sur la mimique (cf., pp. 4-7 et ci-après l'avant-propos de la première édition), mais aujourd'hui l'on trouve déjà un nombre res-
(1) Dans rédition française, les dessins originaux sont reproduits non par la photolithographie, mais par la photogravure ; ils sont un peu réduits et intercalés dans le texte.
pectable d'écrits de plus ou moins de valeur sur ce sujet, dont les principaux sont réunis et analysés dans le premier chapitre, et sont en outre cités aux endroits convenables^dans la suite du livre.
Malheureusement, l'auteur n'a pu utiliser pour son travail deux discours intéressants qui viennent de paraître : « Riechen und Gei^uchsorgan », du professeur W. Hack, et « Die Sprache der Augen », du professeur H. Magnus.