LES RIDES VERTICALES ET LE REGARD
joint à des rides verticales (fig. 8), on peut conclure que
Fig, 7. — La Marseillaise de Rude sur l'yVrc de Triomphe de Paris (rides verticales)
l'objet de l'attention excite chez l'homme de la colère et en même temps de la défiance, qu'il cherche ou attend le
Fig. 8. — Regard caché avec des rides verticales sur le front moment propice pour combattre la cause de sa colère.
B. — Ouverture des yeux.
a. — Les muscles élévateurs de la paupière supérieure. Il a déjà été dit dans le chapitre précédent que, à l'aide de l'élévateur de la paupière supérieure, cette paupière était relevée et l'oeil ouvert. Ce muscle s'attache en arrière à la gaine du nerf optique, se dirige en avant sous la voûte orbitaire et arrive dans la paupière supérieure. Là il s'élargit sous forme d'éventail, recouvert par l'orbiculaire, et se fixe au bord supérieur du cartilage tarse (fig. 5 d).
Shakespeare, se servant d'une expressionjuste et belle, appelle les paupières supérieures «c le rideau de l'oeil ». Lorsqu'on sort du sommeil, le premier acte de l'activité volontaire renaissante consiste à relever « le rideau de l'œil ». Alors, la lumière afflue de nouveau à travers les portes ouvertes de l'esprit, les ombres du sommeil s'évanouissent, et derechef commence le jeu ondulatoire des pensées.
Tant que l'homme se tient éveillé, l'élévateur de la paupière supérieure reste en activité, et, par sa tension, tient « le rideau des yeux » assez largement ouvert pour que la plus grande partie de la fenêtre oculaire, de la cornée, soit découverte.
Mais l'œil est-il frappé par un stimulant lumineux, soudain, les paupières supérieures se relèvent aussitôt. Par le fait que la cornée se dégage dans son entier et que l'œil est mis en état de recueiUir complètement toutes les impressions visuelles, l'homme est à même de distinguer rapidement et distinctement les causes de son impression sensorielle.
Les représentations apparaissant à l'esprit comme des objets perceptibles par les sens, les paupières supérieures se relèvent également lorsque, par une représen-