‹ La mimique et la physiognomonieChapitre 57 sur 110 · FERMETURE DES NARINES · texte numérisé non relu

FERMETURE DES NARINES

sant à l'aide des muscles ci-dessus dénommés que très imparfaitement, l'on a recours alors à la lèvre supérieure ; en l'avançant fortement, en forme de bourrelet, en la relevant et en la renversant vers le haut, on tâche d'en couvrir autant que possible l'entrée des narines. Mais, pour relever et renverser la lèvre supérieure, on emploie surtout le muscle releveur de la lèvre supérieure (cf. p. 96). Seulement, l'effet de ce muscle (fig. 5 ff) est contraire à l'effet du muscle antagoniste nn, et comme ce dernier est moins fort que le premier, et que l'effet du muscle nn est neutralisé en grande partie par le muscle ff, ce muscle nn ne se fait donc que fort peu sentir dans cette grimace causée par la mauvaise odeur.

Mais comme au reste la lèvre supérieure ne peut fermer qu'imparfaitement les ouvertures de la cavité nasale, on a recours, comme on le sait, le plus souvent à la main, et, avec les doigts, on presse les narines lorsqu'on veut se défendre d'une odeur repoussante.

Malgré sa petitesse et son peu de force, le muscle myrtiforme a cependant une importance toute spéciale pour la mimique ; car c'est par lui que le visage reçoit principalement son expression pleureuse. Sa signification et son importance seront étudiées plus en détail dans le chapitre suivant.

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