SOURIRE DÉDAIGNEUX
Le trait de mépris fait que le sourire devient dédaigneux, railleur (fig. 53).
Fig. 52. — La Madone de Séville, trait souriant avec trait amer, regard ravi et rides horizontales
Si des rides horizontales apparaissent sur le front et
Fig. 53. — Trait souriant et trait méprisant (sourire dédaigneux)
que les yeux et la bouche s'ouvrent grandement pendant
PlDERlT
que la bouche sourit, on a au degré le plus élevé l'expression de letonnement joyeux ou d'une attention joyeuse soutenue (fig. 54).
. Fig. 51. — Trait souriant avec bouche ouverte et rides horizontales
Physiognomonie : Si, dans les muscles buccaux^ il ne se révèle ni une contraction mimique ni une tension physiognomonique, la ligne buccale est une ligne ondulatovre (fig. 65). Mais chez des hommes qui rient ou sourient beaucoup^ la tension physiognomonique des muscles rieurs se reconnaît ace que les coins de la bouche sont un peu pTus relevés cj[ue dliabitude, que la ligne buccale apjoar ait droite et que les sillons buccaux sont fortement marc[ués. Un autre signe caractéristique du rire fréciuent, ce sont les pattes d'oie, c'est-kclireles petits plissements de la peau auprès de l'extrémité externe de l'œil.
Les causes qui nous font rire ou sourire étant plutôt intérieures cpiC extérieur es, notre joyeuse humeur étant due moins à d'heureuses conditions d'existence qu'à un naturel joyeux, les signes physiognomoniques indiqués ci-dessus font conclure en général à une nature igaîe et joyeuse.