‹ La mimique et la physiognomonieChapitre 67 sur 110 · SOURIRE FRIPON · texte numérisé non relu

SOURIRE FRIPON

guindé. Il y a des hommes qui, dans cet art de grimace de politesse, sont arrivés à une habileté extraordinaire. Ils resteront des heures entières, le sourire sur les lèvres, et, par l'exercice habituel, ils ont développé leurs muscles rieurs, tout comme le forgeron, par exemple, développe les muscles de ses bras, et le chasseur de chamois les muscles de ses mollets.

D. — Combinaisons mimiques avec l'expression souriante.

Par le regard caché, le sourire devient fripon (fig. 49), rusé, si les lèvres sont pincées en même temps.

Par le regard ravi, le visage souriant prend l'expression d'une extase bienheureuse (fig. 50).

Le trait amer se montre-t-il en même temps, le visage a l'expression d'un homme dont l'extase est mêlée de sentiments douloureux, de représentations et de souvenirs amers (fig. 51). C'est cette expression, combinée encore avec

Fig. 49. — Trait souriant avec le regard caché

des rides horizontales (signe d'une attention longtemps soutenue) que l'on trouve dans le visage de sainte Élisa-

Fig. 50. — Trait souriant et regard ravi

beth sur un tableau de Murillo, qui se trouve au Louvre €t que l'on connaît sous le nom de la Madone de Séville.

Fig, 51. — Trait souriant, trait amer et regard ravi

La figure 52 est dessinée d'après la gravure sur cuivre de M. Lichens.

La combinaison du trait scrutateur avec le trait souriant donne naissance à l'expression du contentement.

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