‹ La mimique et la physiognomonieChapitre 93 sur 110 · RÉCEPTIVITÉ INTELLECTUELLE · texte numérisé non relu

RÉCEPTIVITÉ INTELLECTUELLE

Toutefois, insistons encore sur ce fait que les sillons frontaux physiognomoniques permettent bien de tirer des conclusions touchant le mode de travail intellectuel d'un homme, mais non en ce qui concerne ses talents ; ils indiquent seulement comment il s'efforce, mais nonce qu'il effectue. Sans peine, sans que le poli olympien de son front se ride, un homme bien doué résoudra le problème intellectuel auquel travaillera vamement un esprit borné avec tous les efforts possibles, avec le plissement le plus désespéré du front. Au reste, le mérite et les succès d'estime ne devraient pas équitablement revenir au plus doué, mais au plus laborieux qui sait le mieux tirer parti de son talent. Mais les hommes sont toujours portés à admirer le talent plus que l'application, le succès plus que la bonne volonté. En y regardant de près, tout mérite humain se ramène à la vérité à une faible mesure, car la paresse et

rapplication sont des dons naturels tout aussi bien que le talent et l'étroitesse d'esprit. L'homme de talent manque souvent de persévérance, l'homme laborieux de talent. L'habitude, l'exemple, l'éducation et le besoin, ce grand maitre, peuvent sans doute modifier les dispositions naturelles; mais, en tout cas, le goût du travail, la faculté de concentrer ses forces sur un objet déterminé patiemment et avec persévérance, sont aussi bien des dons de la nature que les talents.

La fig. 75 est le portrait de Spener, le théologien phil-

anthrope ; la fig. 76, celui de Mathias Claudius, l'écrivain généreux et populaire. Dans ces deux visages, non seulement les rides horizontales du front mais encore l'expression amicale de la bouche sont caractéristiques (cf. p. 266) ; tous deux portent le cachet physiognomonique de la contemplation sereine.

Ce trait physiognomonique semble ressortir avec une force toute particulière chez Guillaume d'Orange qui, au

Fig. 75,

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