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LA DESCENTE DES BOIS

Pour sa sécurité le reccvi'ur est enchaiué

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laissant des piliers que l'on dépile ensuite. Le traçage classique estformé d'une artère centrale avec galeries perpendiculaires. On fait aujourd'hui des galeries rayonnantes à partir des puits qui desservent chacune leur secteur.

Abatage.

L'abatage du minerai ou du charbon, tout en étant précédé et suivi d'un gi-and nombre d'opérations, constitue le vrai travail de la mine. Il est fait par l'ouvrier appelé piqueur ou haveur, à l'aide du pic, de la rivelaine, et consiste à recouper par la base la couche de houille pour en faire tomber la plus grosse masse possible d'un seul coup.

Dans ce travail, un premier progrès a été accompli par l'emploi de la poudre; puis un second par la découverte des explosifs, dont l'emploi a mis à la disposition de l'homme une source d'énergie énorme condensée sous un petit volume et qui lui a donné le moyen de faire sauteries roches les plus dures. Dans les mines de houille, l'emploi desexplosifs a présenté de grandes difficultés par suite de la présence fréquente du grisou, dont le développement et l'abondance s'accroissent très vite avec la profondeur des mines. Une découverte capitale, dont on perfectionne chaque jour l'application, a été celle des explosifs dits de sûreté, appelés aussi poudres Favier (du nom de l'inventeur), dont la température de combustion est inférieure à celle nécessaire pour enflammer le mélange d'air et de grisou, soit 2 200 degrés. L'explosion de ces poudres peut se faire sans danger à 1 500 ou 1 600 degrés, et cet abaissement de tempe-

rature est obtenu par un mélange où il entre plus de 80 p. 100 de nitrates d'ammoniaque.

L'on a également essayé la rupture des roches par Tair comprimé, introduit à 900 atmosphères dans le trou de mine. Cette méthode, si elle devenait pratique, représenterait un progrès immense pour la sécurité dans les mines grisouteuses.

Pour le forage des trous profonds où l'on enferme les explosifs, afin de disloquer une grande masse de roche, on a utilisé les engins mécaniques là où la main-d'œuvre était coûteuse ou d'un recrutement difficile, comme aux Etats-Unis et au Transwaal.

L'on obtient des résultats remarquables quand l'absence de grisou permet l'emploi de l'électricité ; dans les autres cas, l'on se sert de l'air comprimé.

Dans le percement des galeries au rocher, on utilise parfois quatre perforatrices portées par un même cadre et forant quatre trous de mines à la fois, et chacun de ces engins fait l'économie d'une quinzaine d'ouvriers! Malgré les dangers que le procédé cache dans les mines grisouteuses, le tir des coups de mine se fait quehjuefois par l'électricité.

Dans l'abatage du charljon, le machinisme a pris dans ces dernières années un rôle imposant par l'invention des baveuses mécaniques. Parmi les dillèrents appareils créés, un, dû à M. Fayol, se compose d'une lame plate dentée, fixée sur une bielle animée d'un mouvement excentrique par un moteur à air comprimé, monté sur un chariot. La partie supérieure de cet outil peut tourner et permet de le faire pénétrer dans le massif et d'obtenir un avancement de 24 mètres sur une profondeur de 1 m. 30 à l'heure, en employant trois ouvriers au lieu d'une vingtaine de bons mineurs.

LE l'IQUEUR.

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Ce procédé n'est applicable que dans les couches d'une régularité exceptionnelle, comme celles des mines américaines et de quelques mines anglaises, qui ont une hauteur de 1 m. 20 à 2 mètres avec un toit solide et un charbon dur, d'un prix de revient tel qu'il arrive en Europe à rivaliser avec le nôtre.

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