‹ La miniature française 1750-1825 (volume 3)Chapitre 21 sur 26 · A I) A M 12 GU IA III · texte numérisé non relu

A I) A M 12 GU IA III

(A Madame Güërard j Pago 130

t e monde qu’il ti un modèle peir Vigée, de Dupless -

en corsage bleu

j i : - i ce serait une des n

a c. deux hommes, Ci-

sms -i'ne lui assigne pour o u

A l'âge de vingti de la Correspond et précisément part nt forcé le sor

■■ ■ c garçon habit**

; <ux relevés de min devient-il capite -

1 ; ■ 'ondissement f N u

- il est capitaine ■ ses ordres l'a- . !• cca politique

NOTTË . — CIVI

en 1/95, il expose des tableaux et des ivoires, il portraiture tous les « bons bougres » qu’il peut, même au rabais s’il le faut. La Révolution passée, il ne compte plus guère, il est de ceux dont on a trop parlé pour qu’ils puissent se concilier les gens tranquilles. La contre-révolution fut aussi dure à ceux de son espèce que la Révolution l’avait été aux autres. Tout le monde n’est pas un Fouché, assurément, d’abord septembriseur, coupeur de têtes et, finalement, mouchard au service d’un tyran, duc authentique, et enfin réactionnaire. C’est la gradation ordinaire pour qui a de l’estomac, du cynisme et du calme. Charles-Jacques Notté, incapable de rendre des services policiers comme un Boze ou un Sambat ; garde national dans les moelles, et comparse par surcroît, semble s’être retiré des affaires dès le 18 Brumaire. Il verra, lui aussi, le Roi, la République, le Directoire, le Consulat, l’Empire, la Restauration, et, pour faire sa fin, la Monarchie de Juillet. Revenu à Nanteuil, son lieu d’origine, il y meurt en 1837.

Pierre-Charles Civi ne nous est guère connu . On le dit né en 1769, exagération manifeste ou erreur ; ce serait plutôt 1759. Il habite à Paris la rue de Bétizy, en 1796, et, en 1799, la rue de la Monnaie. Cette année même , il met au Salon le citoyen Saint-Omer , associé de Brard dans la profession de maître d’écriture ; puis la citoyenne Blot , cette Xanite- Edmée Blot, qui sera élève d’Augustin et épousera un sieur Lemoine en 1814. Pour le bien juger, il faut admirer le petit portrait d’homme à perruque blanche , à favoris , dont la haute cravate et le gilet rayé disent un homme du Directoire ou du commencement de l’Empire. Ce médaillon ovale appartient au comte Mimerel ; la signature Civi, p . , an VI , est à gauche; le travail est pris d’après le vif, directement, et le modèle n’est pas quelconque. L’idée passe que ce pourrait être là le Saint-Omer du Salon de 1799, car l’an VI va de 1797 à 1798 ; l’exposition de 1799 est donc la première où l’on ait pu montrer un travail de l’année précédente. La chose est possible; elle n’offre aucune autre garantie que le synchronisme.

Civi exécuta de nombreux portraits russes , d’où l’hypothèse de son installation à Pétersbourg et la cause du nombre fort restreint de pièces signées de son nom en France. Là-bas, il allait retrouver Mosnier, repré-

sentant de l’ancien régime, et l’effet produit sur lui, qui venait de quitter David et Guérin, dut être de même nature que celui éprouvé par un Français d’aujourd’hui, tombé dans un village du Canada où notre langage du temps de Boileau revit à peu près intact. De plus complet sur sa vie et sur son œuvre, rien qui compte.

Convenons donc, sans passion, que l’art, petit ou grand, n’est pas l’abstraction hiératique et suprahumaine que certains indiquent volontiers. Sous ses formes les plus variées et les plus opposées , il reste une manifestation d’époques, de lieux et d’appétits déterminés. L’homme, quel qu’il soit, fût-il saint Louis, Charles IX, Louis XV ou Robespierre, se complaît à être effigie ; d’où tout à coup, en pleine ferveur révolutionnaire, l’inimaginable éclosion de portraitures qui se manifeste en tous li,eux de France. Plus « un particulier » est incolore , de mentalité naïve , plus on le sait déshérité de renommée ou de gloire, plus il tient à perpétuer le souvenir de son personnage . Ce fut toute la cause du succès de recueils iconographiques comme ceux de Dejabin, de Levachez ou de Gonord. L’illustration de clocher envoyée aux Etats Généraux, le député à la Convention, ne doutent jamais de l’intérêt que prend leur personne aux yeux de la postérité. Ce serait s’abuser que d’imaginer les plus farouches exempts de ces faiblesses ; à dire vrai même, il ne leur déplaît nullement de se servir en cachette d’artistes dont la carrière s’est faite et consacrée en des temps plus gais. Songeons que si leur politique avance, leur esthétique retarde, et ceci n’est point particulier à leur temps. En littérature, Robespierre en est resté à Madame Deshoulières ; en peinture et en portraits, à Hall ou à Fragonard. Admit-il David ailleurs qu’à la Convention ? Ce serait à discuter. Le réel , l’indéniable , c’est la faveur non avouée dont jouissent les artistes des ci-devant Menus, les peintres du tyran, à qui on ne demande souvent que de se taire et de ne point faire de contre-révolution. Ils plaisent, non parce qu’ils sont plus joyeux et plus clairs que les nouveaux venus, mais tout bonnement pour avoir peint autrefois les aristocrates de marque. La petite provinciale accompagnant son mari le député, qu’elle fût Bonne-Jeanne, femme de Fouché, Elisabeth Régnier, femme de

de l'ancien t -i laçons des asctc = •

I i\ eussent gî ut *t i

F. DUMONT. — isci)jm-ii

(A M. le docteur L allamard ■

Page 133

ATI îE FKÀNÇAISK

' iture que celui épn .

v . !- du Canada où n<

•««tact. De plus complet su t ■.

- <■ •- n, que l’art, petit ou grand, n’es

i • ii ij mai ne que certains indiquent volontiers. Sou

' . et les plus opposées, il reste une manifesta-

• lieux et d'apjirtlits déterminés. L’homme, quel qu’il soit,

i"’. -i! t ili !>.. i.r. XV ou Robespierre, se complaît

eiiigié; de ;■ ni > eu en pleine ferveur révolutionnaire, 1’

: ...i ., i porlr;. ur i qui se manifeste en tous lieux <

' s ’ i • i • ti< • • • >r -, st im idore, de mentalité naïve, plus

rU r, ou de gloire, plus il tient à perpétuer le

m Ce fut toute la cause du succès de recueils .

• : iiu: ■ . nmme ceux de Dejabin, de Levachez ou de Gonord. L’illus

[ration de clocher envoyée aux États Généraux, le député à la Convenu- ,

ne doutent jamais de l’intérêt que prend leur personne aux yeux >' i

postérité. Ce serait s’abuser que d’imaginer les plus farouches exempts de

ces faiblesses; à dire vrai même, il ne leur déplaît nullement de se servi-

en cachette d’artistes dont la carrière s’est faite et consacrée en des '

;-ius jsii S-miu W'ftCjTre-’WSM^y,^ l-.'-'C

et i ■ l’es! er à ()•' •*“ *'! < ’• • ;v ; ’•

sei 5g.i*i

est resté à Madame Deshoulières ; en peinture et >

à Fragonard. Admit-il David ailleurs qu’à la Conve.

cuter. Le réel, l'indéniable, c’est la faveur non

les artistes des ci-devant Menus, les peintre du tyran.

souvent que de se taire et de ne point faire de

plaisent, non parce qu’ils sont plus joyeux et pli e V- -?■

veaux venus, mais tout bonnement pour avoir pi

crates de marque. La petite provinciale accomps

qu'elle fût Bo, ne-Jeanne, femme de Fouché, Élisabeth

Page 1