‹ La mise en valeur de notre domaine colonialeChapitre 11 sur 72 · VIEILLES COLONIES · texte numérisé non relu

VIEILLES COLONIES

Cuadehfupe. — La Guadeloupe dont la superficie totale atteint 14."i.5()8 hectares, ne possédait encore en iSoO que 2().2î)i)

(I) M. Leconilo, dont la compcteiice est l)ieii connue, a consacré, dans un volume de la présente série, tout une étude à l'aiçricultiire. Nous laissons donc de côté toutes les (|uestions tecliiii<|ues relatives à i'ai;ricullurc.

l'aghici'ltuue 1 (■»,')

liectaiTs en pleine e-\[)Ioitation. Depuis cette ép'oque de nouvelles propriétés ont été mises en valeur comme le prouvent les chiffres suivants :

De 1850 à 18G0 : mis en culture 174 hectares. En culture en 1800 : 26.473.

De 1860 à 1870 : mis en culture 5291 hectares. En culture en 1870 : 31.764.

De 1870 à 1880 : mis en culture 7677 hectares. En culture en 1880 : 39.441.

Aujourd'hui les terres en friche ne comprennent que 33.300 hectares, les forêts qui ne sont pas rég-ulièrement exploitées, 55.984 et les savanes et pâturag-es, 12.200. Le reste constitue la partie utile du domaine colonial ; mais pendant que les plantations de sucre couvrent une superficie de 24.000 hectares, le café n'en occupe que 2699 et les cultures vivrières que 13.000. La culture de la canne à sucre dont nous avons montré tous les inconvénients au point de vue économique n'a, malgré tout, cessé de se développer.

En 1850 les plantations de cannes occupaient 13.336 hect.

En 1860 — — — 17.892 hect.

L'année 1870 accuse une certaine décroissance avec 17,735, en 1880 le chiffre remonte à 24.207 et s'est maintenu, en dépit de toutes les crises, au même chiffre jusqu'à l'année dernière. Il y a là une situation d'autant plus fâcheuse que les autres cultures sont loin de suivre le même mouvement ascendant. C'est ainsi que le caféier qui était cultivé en 1850 sur 2863 hectares n'occupe plus en 1860 que 1591, remonte en 1870 à 2721, atteinten 1880 4110 pour redescendre en 1890 à 2700. Et pourtant il ne serait pas difficile de prouver que la Guadeloupe aurait eu profit à développer la culture du café aux dépens de celle de la canne qui ne donne actuellement aux propriétaires que des mécomptes et des déboires. Ce que nous disons du café pourrait se répéter à propos du cotonnier, f|ui successivement

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cultivé sur 2t)3, 316 et 888 hectares, n'en occupait plus en 1880 que 'M)o, et moins encore aujourd'hui. Il est certain (|ue toutes ces cultures auxquelles il faut ajoutei" celles du cacao, de la vanille, du roucou et d'autres encore pourraient assurer à la c(tlt»Mie un développement et une prospérité qu'elle est hnn de connaître. Prenons, par exemple, les statistiques du 1'' janvier [H\)\. En 18MU la colonie a produit :

SlILTC .

Café .

Cacao .

Hoiicou Vanille Colon .

4().l:2i.Ml>(i kilo-iaiiimes.

On le voit, la disproportion est évidente et la crise actuelle était, dès ce moment, inévitable. La situation ne s'est pas sensiblement moùitiée dans les dernières années.

Sucre.

Café .

Cacao

Roucou

Vanille

(Joloii.

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