‹ La mise en valeur de notre domaine colonialeChapitre 33 sur 72 · IMPORTATIONS KM'ORTATIONS TOTAL · texte numérisé non relu

IMPORTATIONS KM'ORTATIONS TOTAL

Marchandises Aiinéfis Payant Ws Admises l'ii

droits. IVancliisP.

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LE COMMKHCi; 369

Ainsi les transactions qui, sous l'influence d'une sécheresse persistante coïncidant avec une crise delà main-d'œuvre et une i^iierie de tarifs provoquée à l'étranyer par la loi de 1892, avaient atteint leur minimum en 1895, ont, depuis cette époque, une tendance à se relever et les chifl"res de 1899 souli;^nent encore le prog'rès. Pour cette dernière année, en efl^et, les importations ont atteint 18,450,551francs et les exportations 18,251,342 francs, soit un total de 36,701,893 francs, accusant ainsi une augmentation de 496,212 francs, alors que l'année 1898 avait déjà dépassé l'année 1897 de 1,513,131 francs. L'aui>mentation est médiocre, sans doute, mais continue. Malheureusement la part i"iiiteaux marchandises françaises est loin d'être ce qu'elle devrait, puisqu'en 1899 notamment, la France n'a importé que pour 8,980,853 francs, alors que les marchandises étrang-ères lig-urent pour 9,469,698 francs. Cependant, là encore, l'amélioration est indéniable puisqu'en 1892, les importations venins (le la France ou des colonies n'atteignent que le chiffre de 8,723,245 sur un total de 21,066,285, tandis que dès 1895, les importations de France et des colonies, d'une part, et de l'étranger, d'autre part, avaient une valeur f^ensiblement égale. Ouant aux exportations, elles sont presque entièrement dirigées vers la France. Certains chiffres sont, à ce point de vue, particulièrement caractéristiques. En 1892, sur un total de 21,829,566 francs, la France recevait les marchandises de la Guadeloupe pour 20,927,226 francs, les colonies françaises j)Our 447,575 francs, tandis que les pays étrangers n'en recevaient que pour 454,765 francs; en 1898, la situation est encore plus nette : sur 17,665,464 francs, la France reçoit pour 16,589,521 francs, les colonies pour 967,485 francs, et les pays étrangers pour 108,460 francs seulement. Ce sont naturellement les sucres cjui alimentent d'une façon presque exclusive le commerce de la (îuadeloupc, comme le prouve le tableau suivant :

Uuantili' V;ilfur

France 40,0.S().-i!H) k. lU,SUX,îtU:i franco

1897 < Colonies françaises 3(),101 9,037 — 1 Pays étranç^crs. . 3,r>i8 9ri7 — (France. .... 37,03S.7(i!» k. 1 l.:2il,(;il> IVancs

1898 ) Colonies françaises 9."j,SH0 2(),13i> — ( Pays étrans^crs. . 913 30r» —

\'i(Minent ensuite, et par ordre d'iinporlance, les cafés doiU 074,133 kilos ont été exportés en 1897 et 682, lo9 en 1898, le cacao: 410,624 kilos, en 1897 et 533,2(17 en 1898, la vanille : 6,967 en 1897 et 5,936 en 1898. Il convient enfin de mentionner d'une fa(;on spéciale rexporlalion des rhums qui a été de tout léMips extrêmement importante et rémunératrice :

1897 . . 2,1 l(i,00() k. ro|)r('-S(Milanl une valeur (le r'):{i,():20fV.

1898 . . ï>,210,i91 k. — — r)S8,(;33 fr.

^La Guadeloupe achète aux Etats-Unis d'Amérique des denrées alimentaires et des bois de construclion, à l'Angleterre la houille et les tissus de coton (alors que la France j>ourrait facilenuMit lui fournir el à un prix satisfaisant ce dernier article) ; à l'Inde anglaise les riz en grains (que l'Indo-Chine pourrait également lui fournir)' et à Porto-Rico les bœufs de boucherie et (le travail. Ce que la Guadeloupe demande à la France, ce sont les animaux vivants et particulièrement les chevaux et les mulets, les machines et les engrais, les vins et les liqueurs, les conserves et autres objets d'alimentation. On voit, par celte simple éuumération, ([ue les ra[)ports ei'lre la colonie et la métropole pourraient facilement devenir plus étroits et plus profitables à l'une comme à l'autre, et que certains produits <levraienl être demandés à la France alors que, par habitude prise, ils sont encore achetés en j)ays étranger. Il y a lieu d'esj»(M(M- (juc mieux instruite de son int(''rèl, la colonie s'adressera de j)lus en ])lus à la France ipii lui achète à l'heure actuelle la presque totalité de ses exportations.

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