‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 119 sur 316 · ROLE DE HÂ.UCROIX · texte numérisé non relu

ROLE DE HÂ.UCROIX

2 volumes. Le neveu du grand Ârnanid, Antoine Lemaislre, se chargea de Téditer ; ce qui explique pourquoi les biographes de Lemaistre, entre autres MM. Sapey et Oscar de Vallée, regardent le célèbre avocat connue auteur d'un livre dont la c mise en pratique, dit M. Sapey, résoudrait bien des problèmes et serait le triomphe de la fraternité sur la terre. » L'ouvrage parut le 30 juin 1651, avec Taj^probation de curés et de docteurs en théologie dont la plupart sont connus comme dévoués aux opinions jansénistes*. Lemaistre trouva des imitateurs. En 1632, nous voyons : ExJèortation aux Parisiens sur les secours des pauvres, où il est prouvé, par des passages formels de l'Écriture sainte, par les autorités des Pères de TÉglise et par des raisons invincibles, que Tanmône, en ce temps, est de précepte, et non pas de conseil, par Antoine Godeau, évoque de Grasse et de Vence (48 pages)*. Godeau était, comme Maucroix, un de ces mondains que la charité convertissait; longtemps il n'avait été connu que par ses sonnets à la belle Julie d'Angennes, qu'il célébrait sous le nom d'Iris, et qui, en échange, l'appelait son nain^ et disait à Voilure que ce nain était mille fois plus galant que lui. La pitié qu'in-

ia pauvreté, et, jusque dans sa prison, dicté des pensées sur le même sujet. La plus grande partie fut imprimée sous le titre de Pensées chré' tiennes sur la pauvreté, avec un discours sur la pauvreté de Jésus-ChrisL Ces deux traités se trouvent dans l'édition des Lettres, Lyon, 1679. — {Mémoires de Lancelof, t. TI, p. 207.)

1. Debréda, curé de Saint-André des Arcs, docteur en théologie d& la Sorbonne; Grenet, curé de Saint-Benoit; Duhamel, de Saint-Méry;. Chassebras, archiprêtre et curé de Sainte-Madeleine; Blondelle^ de Sainf-IIippolyte; Lenoir, de Saint-Hilaire; Marlin, de Saint- Eu.'tache, et les docteurs Taignier, Bourgeois, Cordon, Retart, Fejjdeau, Dorât,

2. 11 est à rei^rctter que les éditeurs des Lettres de Godeau n'aient donné place dans sa correspondance qu'aux lettres littéraires et religieuses; ou aurait probablement trouvé d'importants détails historiquea d.ms les lettres de cet homme si répandu.

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