‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 140 sur 316 · DES DEUX FRONDES · texte numérisé non relu

DES DEUX FRONDES

Ce fut le sigaal et le prétexte de la rupture entre les anciens alliés et Toccasion de la réconciliation des deux Frondes. Conti devait en payer les frais en épousant l'ancienne maîtresse du Coadjuteur, mademoiselle de CUcvreuse. Gaston enjoint aux maréchaux de France, aux prévôts, aux échevins et aux chefs de la garde bourgeoise^ de n'obéir qu'à lui, en vertu de sa charge de lieutenant général du royaume. La cour est bientôt déserte : une tempête furieuse éclate dans le Parlement lorsqu'on y apprend le langage de Mazarin; la noblesse, et môme le clergé, tous réunis à Paris pour son asseinblée quinquennale, suivent leurs deux chefs, le duc d'Orléans et le Coadjuteur, aux Cordeliers et aux Augustins. Le Parlement, toutes chambres assemblées, rend un arrêt par lequel il demande la liberté des princes, ordonne de n'obéir qu'au lieutenant-général, ce qui était anéantir do fait la régence, et prie la reine de renvoyer le cardinal. Le peuple, de son côté, dans une violente émeute, menace la vie de -31 azarin. Anne, furieuse, entoure de soldats le Palais-Royal, déclare qu'elle ne commettra pas € la môme faute qu'avait faite le roi d'Angleterre, en abandonnant son ministre à la rage publique. » Abasourdi de tant de coups soudains, Mazarin se mit de côté pour laisser passer la tempête, quitta Paris le 6 février 1631, et se rendit à Saint-Germain, où il devait attendre la reine, si elle ne réussissait pas à tout conjurer. A la nouvelle de la fuite de son ennemi, le Parlement

le Parlement et la Fronde. — Ce discours s'élevait à la bautenr d'un événement important; Mole forçait la main à la reine et la mettait à'-i\\% Timpossibilité de refuser la liberté des princes. Mazarin et la cour devaient renoncer à tout espoir de négociation : c'était une amnistie pl*;in*;, entière, une déliYrauce immédiate, sans condilioaa, *ivû devait huixc<i ca

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