‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 154 sur 316 · LIMOGES · texte numérisé non relu

LIMOGES

Ce n'est qu'à partir de 1656 que nous retrouvons des prix normaux : 8,40 à Poitiers et 10,55 à Limoges. A Paris, le journal de Dubuisson-Aubenay et les registres desmercurjales ou prix du blé à la halle de Paris, conservés aux Archives impériales, donnent également des chiffres dé* sastreux; nous renvoyons le lecteur à une savante note qu'ont écrite les éditeurs des Registres de l hôtel de mile pendant la Fronde sur cette question, t. II, p. 404 à 423, où cette matière est traitée ex professa. L'État au vrai des revenus de l'Hôtel-Dieu pour 1651 n'est pas moins navrant : là dépense s'est élevée à 375,625 livres, la recette n'est que de 258,313 livres; déficit 67,312 livres. Aussi cette publication termine-t-elle en invitant les Parisiens à rendre visite à riIôtel-Dieu : c Là vous reconnaîtrez la grande nécessité des malades et vous apprendrez, par autant de bouches qu'il y a d'affligés (1,800 voix qui se multiplient tous les jours), les incommodités qu'ils souffrent faute de logement; là vous pourrez juger de la somme immense d'argent nécessaire et vous avouerez qu'il est du tout impossible que ceux qui ont l'administration de cet hôpital y puisent subvenir sans les aumônes des gens de bien. » Ces divers chilTres font assez deviner les souffrances de toules ces malheureuses populations.

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Gomment dire maintenant a[:rês Cr>rïi '!>?« leî^i: *. Vitti maux de toute espèce, de li nîtiire *c -irs îi:ciai'^- :-t qu'on lit dans les Mémoire» de DiilKiLî5.:2-Aï.:»ri.i7 h bien au courant des moindres partîmtirîiiiîs 5* -i !-.:•::•, :^. que la Gazette de France rehWii pai^ip-sEir:!. . irr.: t -îi: qu'elle n'était guère lue alors «■ya* f-ir k si»:!;:*: :r.ir..*, et qu'elle se taisait sur tontes ces DiiifêT^ >î i^i; ;:i:ui : qu'en termes généraux^? A Si roir. ->a itii: :c V:r.;% le courage de s'amuser, on troari-i 2-> l'br^^n: :iv. ' j^t plaisirs, lorsque tonte la France •"^pu.î.ii: tL im-i-iï insuffisantes pour essayer de comLIer C'e: siliir i-: jr.-:!. De février en mai, il ne se passe guère de èem-nim ;'à'A n'y ait mascarade en forme de ballet, balJet ]:'rc;rei[i.Lt dit, comédie^ collation, musique des TÎDgt-quatre Tjolot)^ pendant la collation, feu d'artifice, soit an Palais-Cardiriat. au LouYre on chez des courtisans comme Je président Tubenf. Les expéditions militaires même n empêchent pas les plaisirs : à Poitiers, dit la feuille, officieux rapporteur des faits et gestes du jeune monarque, • le roi continue de prendre ses divertissements au manège et au bal, comme la reine ses dévo:ions (!*' janvier ICoi;. • Pendant ce temps la France était à l'agonie; un pamphlet de i'époquc en vers, la France affligée, a vertement rappelé cette conduite inqualifiable : le pays désolé expose ses malheurs à tous ses chefs; voici ce que répond le roi :

c Si la France est en deail^ qa*elle pleure et soupire/ Pour moi, je yeux chasser^ galanliser et rire. »

Et tous les autres font une réponse à peu près seaLU^\^\A,

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